La reconversion d’anciennes lignes de chemin de fer
Au cours de la décennie 1980, les NS ne cachaient pas leur manque d’intérêt pour le chemin de fer de banlieue de Zooetermer, mise en service pourtant récemment, en 1977, dans le cadre du développement de cette localité constituant en quelque sorte la « ville nouvelle » de La Haye. Elle avait initialement été envisagée en tramway, mais une solution ferroviaire avait été retenue en 1972. Au regard des nouveaux développements au sud-est de La Haye, il a été convenu de revenir au scénario initialement envisagé et de transformer ces lignes en tramways express, intégrées au réseau de La Haye. Le nouveau Ranstadrail a ouvert en 2006, interconnecté avec les dessertes de Loosduinen (ligne 3) et De UIthof (ligne 4). Le nouveau réseau est équipé d’une signalisation d’espacement, compte tenu de la vitesse pratiquée, jusqu’à 80 km/h. Le matériel roulant, au gabarit 2,65 m, est taillé en partie basse pour être compatible avec les installations urbaines adaptées à des tramways larges de 2,35 m.
Cependant, il fallait aussi intégrer la transformation de la ligne complémentaire des NS entre La Haye et Rotterdam mais cette fois en métro, avec la nécessité de faire cohabiter sur une partie du parcours des rames à plancher bas (Randstadrail) et à plancher haut (ligne E du métro de Rotterdam), au moyen de stations avec 2 zones de quai distinctes.
Le Randstadrail forme un ensemble de 71 km d’infrastructures, incluant la ligne E du métro de Rotterdam, ayant elle aussi succédé à une ligne de chemin de fer, longue de 27 km, tronc commun compris jusqu’à la bifurcation de Leidschenveen. Les sections propres au Ranstadrail sont alimentées en 750 V, alors que le réseau urbain de La Haye est sous 600 V. Les tramways peuvent circuler jusqu’à 80 km/h, le métro jusqu’à 100 km/h. Celui-ci sera abordé dans notre prochain dossier sur le réseau de Rotterdam.






En 2019, une ligne 19 a été ajoutée, formant une rocade sud-est entre Delft et Liedschendam (Antoniushove) sans emprunter les infrastructures du Randstadrail mais mentionnée comme en faisant désormais partie.
Les RegioCitadis d’Alstom
Les 70 RegioCitadis constituent une autre particularité du réseau puisqu’on ne les trouve qu’à La Haye et à Kassel en Allemagne. Destinées aux lignes 3 et 4 du Randstadrail, elles sont à plancher bas sauf au-dessus des bogies moteurs en extrémité, où les places assises sont surélevées de 2 marches. Il ne s’agit pas de trams-trains, n’ayant aucune adhérence ferroviaire classique : c’est un tram express, néanmoins bitension 600 V – 750 V. En 2026, elles commençaient à accuser quelques signes de vieillissement : une rénovation mi-vie serait souhaitable, mais ce matériel très spécifique pose aussi des questions de disponibilité de certains composants, quoique pour partie communs à la gamme Citadis.
| Longueur | 36,76 m |
| Largeur | 2,65 m |
| Hauteur | 3,80 m |
| Alimentation | 600 V (urbain) 750 V (Ranstadrail) |
| Puissance | 600 kW |
| Masse à vide | 58 t |
| Puissance massique | 10,3 kW / t |
| Vitesse maximale | 80 km/h |
| Bogies moteurs / total | 2 / 4 |
| Accélération Freinage | 1,1 m/s² 1,2 m/s² |
| Capacité assise Capacité debout | 84 130 |
| Hauteur d’accès | 415 mm |
| Nombre de portes | 5 doubles |


12 août 2026