Montpellier, la surdouée du tramway ?

C’était le slogan de la ville en 1987 : Georges Frêche, maire de la ville depuis 1977, voulait changer l’image de la ville et attirer de nouvelles entreprises, développer l’université et la notoriété de son pôle hospitalier.

Une ligne par mandat

Il y avait bien le mirage d’ARAMIS puis une étude d’opportunité sur un VAL, mais finalement, après la création d’un site propre pour les autobus en 1978 entre le nouveau quartier d’Antigone et la place de la Comédie, Montpellier a opté pour le tramway, en s’inspirant de Nantes et Grenoble.

Montpellier – Place de la Comédie – 18 mars 2011 – La création du tram a été l’occasion d’étendre le domaine piétonnier dans la ville. Notez sur le cliché le bogie pivotant, caractéristique de la première génération de Citadis. (Cliché Quai numéro 2)

Adopté par le district urbain en 1995 puis après l’enquête publique en 1996-1997, le projet de première ligne entre le quartier de La Mosson et le nouveau pôle commercial Odysseum alignait sur le tracé université, hôpitaux, centre ancien, gare, « ville nouvelle » d’Antigone.

Il a fallu composer avec la trame de la voirie et les choix d’urbanisme précédents, aboutissant à ce tracé sinueux entre Antigone et Corum afin de desservir la gare et la place de la Comédie, par la rue Maguelone, seule percée du 19ème siècle. Il n’y avait pas d’alternative, sauf à envisager un tunnel. Le tram allait donc reprendre notamment le tracé du site propre du boulevard d’Antigone à la place de la Comédie, passant sur la dalle installée sur les voies ferrées à l’est de la gare.

Réalisée en un temps record et mise en service avec 3 mois d’avance le 30 juin 2000, la première ligne de 18 km inaugurait donc la gamme Citadis.

Le succès était tel que la décision d’allonger les rames était prise quelques mois après la mise en service : la première rame modifiée était mise en service à l’été 2002 et 2 rames supplémentaires étaient commandées.

Castelnau-le-Lez – 23 février 2024 – Le pouvoir des fleurs sur la ligne 2, vue ici sur l’ex-RN113 largement réaménagée à l’occasion de sa réalisation. (Cliché Quai numéro 2)

Le réseau s’est ensuite développé selon le principe « une ligne par mandat » afin de quadriller le plus rapidement possible les principaux quartiers de l’agglomération.

La deuxième ligne allait elle sortir de la ville de Montpellier sur un axe Saint-Jean-de-Védas – Jacou de 19,8 km, approuvée en mai 2004 et mise en service en décembre 2006.

Le tracé retenu entre Corum et la gare évitait la Comédie pour desservir l’est du quartier Antigone, impliquant un parcours sinueux dans le quartier Saint-Lazare, afin de procurer une correspondance quai à quai avec la ligne 1.

Entre la station Sabines et Saint-Jean-de-Védas, le tramway réutilise l’emprise de l’ancienne ligne ferroviaire Montpellier – Bédarieux, après un accord à l’époque entre la Communauté d’Agglomération et RFF.

La section terminale atteignant Jacou était construite ex-nihilo en dehors de la voirie, traversant des espaces encore non urbanisés, prenant alors une allure plus ferroviaire, d’autant qu’elle était aussi parcourue à 70 km/h.

La troisième ligne voulait envoyer le tramway à la mer, mais les clivages politiques – il est vrai que Georges Frêche n’était pas un personnage facile – notamment parmi les maires des communes de l’agglomération contrarièrent cet objectif. Le projet était alors limité aux étangs de Pérols d’une part et au centre de Lattes d’autre part, en transformant la voie rapide en boulevard plus urbain, même s’il se situe pour partie dans une vaste zone commerciale.

La desserte du quartier Près d’Arènes, au sud de la ville, créait un nouveau maillage du réseau entre la gare et Port Marianne, là encore avec un itinéraire pas vraiment direct. L’itinéraire retenu, par l’avenue de Lodève, était en revanche un peu plus direct que celui de la ligne 1 entre la gare et La Mosson, où était créée un double terminus, la ligne 1 étant prolongée d’une station pour rejoindre la ligne 3. Au-delà de La Mosson, une rame sur deux continuait sur la voie unique vers Juvignac, dans un secteur, comme à Jacou, alors non urbanisé.

Les études ont été menées pendant les travaux de la ligne 2. Les travaux débutaient en 2008, et la ligne 3 ouvrait le 7 avril 2012. Longue de 23 km, elle ravissait le titre de plus longue ligne de tramway de France à la ligne 2, incluant l’antenne de Pérols.

Montpellier – Avenue de Lodève – 26 juillet 2024 – Sur cette section de largeur réduite, le trafic automobile local peut circuler sur les voies du tram. Le développement du réseau a aussi été l’occasion d’adapter le plan de circulation. (Cliché Quai numéro 2)

A cette date, était aussi créée une ligne 4 afin de rationaliser les parcours des lignes 2 et 3 et créer une ligne quasiment circulaire entre les différents faubourgs.

La ligne 2 était déviée par la place de la Comédie, et la ligne 3 reprenait son tracé entre la gare et Port Marianne, ce qui réduisait considérablement le temps de parcours. Cette organisation évitait aussi la sur-utilisation de la ligne 1 entre Corum et Comédie, puisque désormais la ligne 2 passait aussi par cette place centrale.

Ainsi, le réseau gagnait en efficacité avec cette ligne 4 destinée au cabotage entre quartiers, tout en procurant un accès au centre, par la gare, le Corum et la place Albert 1er où était aménagée une voie de terminus.

Puis la boucle a été bouclée le 2 juillet 2016 avec la section Observatoire – Albert 1er, anticipant la future ligne 5.

Conséquence de la création de la ligne 3 : chaque artère convergeant vers la gare Saint-Roch était désormais empruntée par les tramways, créant un nœud majeur du réseau sur la place, imposant une gestion des circulations conciliant sécurité et efficacité.

Montpellier – Avenue Germaine Tillion – 1er août 2024 – Récupérant les détours des tracés initiaux des lignes 2 et 3, la ligne 4 constitue une boucle dans les faubourgs de la ville. Ici, le tramway passe à l’emplacement de l’ancien chemin de fer de Palavas-les-Flots. (Cliché Quai numéro 2)

La cinquième ligne a marqué une rupture dans le rythme de construction avec un moratoire en 2014 sur le projet, gelé pendant 2 ans pour en diminuer les coûts et réexaminer une partie du tracé, limité à 17,5 km desservant 27 stations. Seule la section Observatoire – Albert 1er a été réalisée, au titre de l’achèvement de la ligne 4.

Au nord, la ligne 5 vient épauler la ligne 1 pour la desserte du centre hospitalier, de l’université, en direction de Clapiers, mais avec un terminus excentré. Elle tangente donc l’écusson par l’ouest. En direction de Lavérune, le tracé retenu se révèle assez sinueux, pour la desserte de la nouvelle Cité créative, puis revenir à la Croix d’Argent pour finir sur la route de Lavérune, mais là aussi en restant à l’écart de la commune.

L’antenne initialement envisagée vers le quartier de Bouisses a elle aussi été mise en pointillés, tout comme la section Gennevaux – Laverune et la section Clapiers – Prades-le-Lez, pour maîtriser la dépense.

Sa mise en service est prévue le 20 décembre 2025.

La desserte de la gare Sud de France

Dernière évolution au réseau urbain, le prolongement de la ligne 1 entre Odysseum et la gare Sud de France située sur le contournement de Nîmes et Montpellier.

Montpellier Sud de France – 24 février 2024 – Cette grande gare, assez vide à l’intérieur, a coûté 145 M€, pour une efficacité discutable. L’ouvrage qui enjambe les voies a été conçu pour supporter le terminus du tramway, mais ce n’est pas la solution retenue. (Cliché Quai numéro 2)

Cette vaste gare, excentrée, fractionne la desserte nationale sur 2 itinéraires parallèles. Ainsi, environ 60 % des trains longue distance continuent de passer par l’itinéraire historique : la moitié des prestations TGV de SNCF Voyageurs, les TET Bordeaux – Marseille et Paris – Cerbère (de nuit), et même les AVE de la RENFE Lyon – Barcelone et Marseille – Madrid.

Contrairement à la gare de Manduel, au nord de Nîmes, les trains régionaux ne peuvent la desservir en plus de la gare centrale. Mais c’était la contrepartie de l’obtention des financements des collectivités locales pour la réalisation de la ligne nouvelle. Renchérir un projet pour obtenir des subventions, c’est quand même étonnant…

L’arrivée du tramway le 18 octobre 2025 améliore son accès, mais avec un trajet en 22 minutes depuis le centre, il reste toujours plus rapide d’emprunter un train desservant la gare Saint-Roch, sachant que 60 % de la population réside au nord de la ligne historique. Il devait initialement faire terminus devant le bâtiment, mais l’exploitant a finalement souhaité une arrière-gare de retournement. Mais est-il nécessaire d’envoyer un tramway toutes les 4 minutes vers une gare dont l’utilisation restera probablement limitée. Une gare qui pose décidément beaucoup de questions : difficile d’esquisser – malheureusement – une porte de sortie par le haut.

Beaucoup de nouveautés pour les tramways

Le réseau montpelliérain, qui comptera 75 km d’infrastructures avec la ligne 5, compte parmi le « 5 majeur » en France, non seulement par l’étendu du réseau mais aussi par une série de « premières » :

  • la première ville ayant reçu des Citadis d’Alstom, à l’époque où le constructeur était très prudent sur le développement de ce nouveau produit ;
  • la première ville à avoir adopté le gabarit 2,65 m ;
  • les premières sections à voie unique sur un tramway moderne, sur les sections aux limites de l’agglomération, sur les lignes 2 et 3 ;
  • l’usage d’une section abandonnée du réseau ferroviaire, moyennant un contrat alors avec RFF, amorçant une dimension suburbaine du réseau ;
  • le passage dans des rues étroites (moins de 10 mètres de large), prouvant que le tramway peut passer – presque – partout ;
  • la première ville dotée d’une ligne circulaire entre les faubourgs ;
  • la place de la gare, avec la gestion des 4 lignes sans signalisation, uniquement avec priorité à droite ;
  • la capacité à adapter la géographie des lignes grâce au maillage central, facilitant la réactivité de l’exploitation ;
  • sur le plan esthétique, elle a apporté une nouvelle dimension avec l’habillage du matériel et des stations de façon insolite et parfois inattendue, quitte cependant à perdre l’identité du réseau.
Montpellier – Place Ernest Granier – 2000 – Première ville commandant le nouveau Citadis, au gabarit 2,65 m : sur ce cliché, une rame en version d’origine, dans le quartier de Port Marianne encore en partie à l’état de projet. (Cliché J.-H. Manara).
Montpellier – Rue Bertin Sans – 24 juillet 2024 – Version allongée pour cette rame franchissant la bifurcation de la future ligne 5, et croisant l’avenue d’Espeyran qui accueillera la ligne Bustram de rocade. (Cliché Quai numéro 2)
Jacou – 8 décembre 2007 – Ambiance vicinale à la création de la ligne 2 à l’arrivée à Jacou, où les rames se lancent à 70 km/h dans un environnement alors peu urbanisé… du moins à la création de la ligne… (Cliché Quai numéro 2)
Saint-Jean-de-Védas – 18 mars 2011 – Autre ambiance ferroviaire, également à voie unique, cette fois sur la section de l’ancienne ligne de Bédarieux. Au fond, le débranchement pour rejoindre la section urbaine et la station Sabines. (Cliché Quai numéro 2)
Lattes – Avenue Georges Frêche – 24 février 2024 – Installé au centre de l’ancienne voie rapide, la ligne 3 alterne double voie sur le tronc commun aux branches de Pérols et Lattes et voie unique au-delà, ici vers Pérols. Les appareils de voie réduisent la portée des sections à 70 km/h. (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Rue du Pirée – 24 février 2024 – Le triangle de l’hôtel de ville est très sollicité car utilisé par les lignes 1, 3 et 4, mais le raccordement au premier plan ne sert pas en service nominal : il correspond au tracé initialement attribué à la ligne 3, entre la gare et Port Marianne via Près d’Arènes. (Cliché Quai numéro 2)

Le matériel roulant

Montpellier a donc étrenné le Citadis, la nouvelle gamme d’Alstom. La première génération repose sur le bogie LHB, imposant une marche intérieure au-dessus de celui-ci, mais procurant une excellente qualité de roulement et d’inscription en courbe.

Les 28 premières rames livrées en version 30 mètres ont rapidement dû être allongées à 40 m tandis que 2 unités supplémentaires sont arrivées directement en version longue.

Montpellier – Route Ernest Hemingway – 26 juillet 2024 – Premier Citadis vendu, la face avant reste très basique, avant les personnalisations plus ou moins poussées. Le bogie LHB, à l’aise en courbe, procure aussi un roulement doux, même sur les sections rapides, ici à 60 km/h. (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Rue du Doyen Giraud – 23 février 2024 – Correspondance optimisée entre tramway et autobus à la station Occitanie, participant à l’efficacité du réseau. Les premiers Citadis ont bien encaissé le forte charge de la ligne 1. (Cliché Quai numéro 2)

Pour les lignes 2 et 3, Alstom a fourni des rames à bogies Arpège, certes à plancher bas intégral mais beaucoup moins à l’aise en courbe, en version 32 m pour la ligne 2 (24 rames) et 43 m pour la ligne 3 (19 rames). La ligne 4 utilise des rames récupérées sur la ligne 2 suite à la simplification de son parcours. Enfin, certaines rames revêtent une livrée unie noire, pour être utilisée sur toutes les lignes.

Montpellier – Avenue de la Villeneuve d’Angoulême – 1er août 2024 – Architecture classique pour les Citadis de la ligne 2 : on n’en dira pas autant de la livrée fleurie, digne des années 1970 ! (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Avenue de Maurin – 23 février 2024 – Avec 45 000 voyageurs par jour, la ligne 2 supporte le tiers du trafic de la ligne 1, d’où l’emploi de rames courtes, mais avec un trafic plus concentré sur les pointes. (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Rue André Michel – 4 mai 2012 – Nouvelle ligne, nouvelle identité : une rame de 43 m et large de 2,65 m de la ligne 3 dans une rue de moins de 10 m d’une façade à l’autre : certains disent que ce n’est pas possible… mais Montpellier l’a fait. (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Boulevard du Jeu de Paume – 31 janvier 2016 – Une aiguille à droite pour tourner à gauche : cette solution concilie rayon nécessaire pour le matériel et contraint par le bâti. Une rame de la ligne 4 (ex-ligne 2) quitte le boulevard pour emprunter la rue André Michel. (Cliché Quai numéro 2)

Il n’y a plus que 29 rames type 401 puisqu’après le tamponnement des rames 2012 et 2028, seule cette dernière a été sauvée en récupérant les modules épargnés dans la collision.

Présentation le 20 mars 2025 de la première rame CAF Urbos pour la ligne 5. Elles disposent de doubles portes en extrémité, améliorant les échanges de voyageurs. (Cliché Montpellier Métropole)

La Métropole a attribué à CAF le contrat prévoyant la fourniture de 77 rames de 43 m, destiné d’abord à équiper la ligne 5, puis à renforcer la capacité sur les autres lignes du réseau et enfin remplacer les rames de la ligne 1, dont la durée de vie n’excèdera probablement pas 30 ans. C’est peu, mais il est vrai qu’elles ont affronté très rapidement une fréquentation importante : 126 000 voyageurs par jour.

Il aurait été intéressant de réfléchir à un matériel performant dans les courbes et les complexes de voie, compte tenu de la sinuosité des lignes dans le centre et du maillage du réseau. Ces puits de vitesse sont assez pénalisants pour l’exploitation et les matériels à bogies fixes peuvent être aussi bruyants en courbe. De ce point de vue, les Citadis de la ligne 1 disposent d’un net avantage.

Le matériel est entretenu dans 2 dépôts : Mosson pour les lignes 1 et 3 et Jeune Parque pour les lignes 2 et 4. Un troisième dépôt est prévu à Grammont, nécessitant une section nouvelle assez longue pour rejoindre la ligne 1. Ce sera l’occasion de desservir le Zénith, en alternance avec la gare Sud de France (qui n’avait donc probablement pas besoin d’une arrière-gare…).

En outre, son positionnement est très à l’écart de la ligne 5, principale concernée par cette nouvelle installation, même si, par décalage, une partie de la capacité du site de La Mosson pourra être dégagée. Il y aura donc de longs parcours à vide pour rejoindre la ligne 5.

L’exploitation

Une priorité aux carrefours efficace, bien temporisée (ouverture du signal généralement 5 secondes avant le passage de la rame) et une conduite rapide mais souple : voici deux ingrédients du succès des tramways montpelliérains.

Cependant, la récente règle du STRMTG, impose une vitesse de 40 km/h sur les carrefours, tandis que le maillage du réseau augmente le nombre de complexes de voies franchis à 10 ou 15 km/h du fait de leur géométrie et du comportement des Citadis. Sur la ligne 3, vers Lattes et Pérols, l’installation de barrières aux carrefours, comme sur le T3 lyonnais, mériterait d’être étudiée pour sécuriser un passage plus rapide des tramways, le parcours autorisant 70 km/h. Quelques carrefours sur la ligne 1, sur la route Hemingway et la route de Ganges, pourraient aussi en être dotés, sur des sections circulées à au moins 60 km/h.

Notons aussi que l’intervalle Boirargues – Parc des Expositions sera mis à double voie, supprimant 2 aiguilles franchies à 15 km/h.

Montpellier – Place Auguste Gibert – 31 octobre 2016 – En sortant de la gare Saint-Roch, on pourrait presque se croire en Suisse : les tramways sont partout ! Notez les repères d’arrêt pour le dégagement des appareils de voie… et l’absence de toute signalisation, puisque les tramways appliquent la priorité à droite. (Cliché Quai numéro 2)

Impossible d’aborder l’exploitation du réseau sans cette solution mise en œuvre à la gare pour gérer le passage de 4 lignes, qui fait la renommée du réseau : pas de circulation automobile, un ensemble complexe d’appareils de voie et aucune signalisation ferroviaire malgré près de 100 tramways par heure.

La solution est déroutante de simplicité : priorité à droite et installation de repères d’arrêt pour dégager l’appareil franchi. A lui seul, ce site mérite le détour, même si ce principe a aussi été mis en œuvre place Albert 1er pour les lignes1, 4 et 5.

En revanche, les voies du tramway sont de plus en plus utilisées par les vélos, trottinettes et même des voitures ou des camionnettes, malgré l’interdiction formelle.

En outre (situation vécue), il faut une petite dose d’inconscience pour traverser à vélo la place de la gare en pleine heure de pointe quand on est adulte, a fortiori avec des enfants sur leur propre bicyclette, et manifestement sans connaître les règles de conduite des tramways.

Montpellier – Rue du Faubourg de Nîmes – 18 mars 2011 – Complexe de voies à l’entrée de la station Corum. A cette date, la ligne 2 passait par Antigone pour rejoindre la gare. (Cliché Quai numéro 2)
Montpellier – Rue des Droits de l’Homme – 24 février 2024 – Une rame de la ligne 3 cisaille l’itinéraire de la ligne 1 dans le quartier des rives du Lez. (Cliché Quai numéro 2)

L’exploitation intense du réseau a eu un revers : l’accélération de l’usure des voies, amplifiée par des investissements allant plutôt au développement et une réduction des moyens alloués à l’entretien. Avec 200 000 € par an, le budget était au quart des besoins. Conséquence, une série de ruptures de rail (jusqu’à 20 par an entre 2016 et 2021) et 4 déraillements, rien qu’en 2021. Un plan d’urgence a été adopté en 2022, avec 70 M€ de travaux. Le maillage du réseau a permis le maintien au maximum du service pendant leur réalisation.


10 mai 2025