En 2011, à la prise d’effet de la première convention Etat – SNCF pour les Trains d’Equilibre du Territoire, le matériel roulant reposait d’abord sur des voitures Corail pour partie rénovées : outre le programme Teoz, citons notamment les voitures de la Région Centre issues du programme Aqualys, celles de Basse Normandie et de Haute Normandie, avec dans ce dernier cas un nouveau siège identique à celui des Z26500 alors en cours de livraison, soit un confort réduit par rapport au siège d’origine. Pour la traction, étaient mobilisées différentes séries : 7200, 15000, 16000, 22200, 26000 pour les machines électriques, 67400 et 72100 pour les engins Diesel. Point commun : un âge avancé posant des difficultés de production croissantes du fait d’une fiabilité déclinante.


Le renouvellement du matériel roulant des liaisons d’intérêt national hors trains à grande vitesse a été rapidement couplé à la volonté de l’Etat de revoir la ligne de partage entre les liaisons de sa compétence – les Trains d’Equilibre du Territoire – et le domaine décentralisé aux Régions. Ce mouvement a concerné la desserte entre Paris, la Normandie, la Picardie, le val de Loire, le Berry, le Nivernais ainsi que l’axe Paris – Belfort, soit les Régions Normandie, Hauts de France, Centre Val de Loire et Grand Est. Dans ces cas, l’Etat a porté l’investissement sur le matériel roulant. Quant aux coûts d’exploitation, selon les cas, la transition a été en douceur sur plusieurs années, soit directe.
Parallèlement, sur son domaine, le ministère des Transports a engagé plusieurs démarches pour acquérir de nouveaux trains afin de remplacer ses voitures et locomotives pour les liaisons diurnes et nocturnes relevant toujours de sa compétence.
Quai numéro 2 consacre 4 chapitres à ce mouvement relevant de stratégies distinctes :
- Bassin parisien : du Régio2N à l’Omneo Premium (bientôt)
- les liaisons non systématiquement électrifiées ;
- les liaisons Paris – Toulouse, Paris – Clermont-Ferrand et Bordeaux – Marseille ;
- les trains de nuit.
3 avril 2025