Dernier volet de notre série consacré au transport ferroviaire intermodal, consacré aux perspectives. Elles sont assez évidentes, par les atouts intrinsèques de cette solution pour les longs trajets ou le franchissement d’obstacles naturels. La conjoncture internationale et un niveau de tension inédit depuis 1973 sur le pétrole pourraient changer la donne. Il est encore trop tôt pour l’affirmer avec précisions, mais les solutions à moindre consommation énergétique sont – on le sait depuis au moins autant de temps – le moyen le plus efficace de réduire la dépendance de l’économie à des énergies ayant le double inconvénient d’être d’origine fossile et importées depuis des régions du monde potentiellement instables, et pas nécessairement bienveillantes.
En France, le schéma directeur du transport combiné remet à plat la stratégie, en repartant des besoins territoriaux, en lien avec les grands axes et les différents pôles d’activités industrielles. Il lui faudra du temps pour relancer un secteur qui a été mis à mal au cours du dernier quart de siècle, et des moyens assez conséquents, qui vont au-delà des seuls équipements dédiés. La relance du fret pose des questions essentielles sur la capacité du réseau, sa disponibilité, ses performances, dans un contexte d’appétence prononcée pour le chemin de fer pour d’autres besoins, notamment autour des grandes agglomérations. Réussir à faire passer plus de trains de fret alors qu’il est aussi nécessaire de développement les dessertes périurbaines – et parachever l’organisation des liaisons intervilles – ne sera pas la moindre des difficultés, surtout dans un contexte de travaux durablement nombreux pour cause de retard accumulé, le tout sur des lignes plutôt mal équipées pour concilier travaux et circulation.
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