Le dimanche 31 mai dernier, Govia Thameslink Railway (GTR) est passé sous contrôle public. Cette transition, préparée depuis plusieurs mois, constitue l’une des étapes les plus significatives de la réforme engagée par le gouvernement britannique pour moderniser et simplifier l’organisation du rail.
GTR était la plus grosse franchise ferroviaire britannique, exploitant plusieurs réseaux majeurs du sud de l’Angleterre, notamment Thameslink, Southern, Great Northern et Gatwick Express. Un voyage ferroviaire sur 6 au Royaume-Uni est effectué sur ce réseau. Il occupe donc une place centrale dans le paysage ferroviaire, avec aussi bien l’accès à l’aéroport de Gatwick, ou à la célèbre station balnéaire de Brighton.
Les premiers mois de gestion publique seront marqués par plusieurs améliorations annoncées : le renforcement de certaines dessertes, notamment vers l’aéroport de Gatwick, la poursuite des recrutements de conducteurs et des investissements destinés à améliorer la régularité des services et l’information voyageurs.
Nous reviendrons prochainement sur le réseau Thameslink : il mérite son propre dossier, tant son histoire et sa profonde modernisation ont amélioré son image et permis d’en faire une véritable ligne digne d’un RER, et ce, avant la réalisation du projet Crossrail (Elizabeth line).

A noter enfin pour le petit détail, lors de son passage sous giron public, le nom GTR est passé discrètement de Govia Thameslink Railway à Greater Thameslink Railway. Govia était pour sa part l’entreprise codétenue par le britannique Go Ahead et Keolis.
De notre correspondant permanent au Royaume-Uni
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