La RENFE s’intéresse à Paris – Lyon

Vous allez penser que Quai numéro 2 enfonce une porte ouverte et est en retard de quelques lustres puisque c’est la cible première de l’opérateur espagnol, contrarié par les problèmes rencontrés avec les rames Talgo Avril S106, dont les essais en France ont cependant repris.

Or la RENFE a indiqué s’intéresser à Paris – Lyon… par la ligne classique et dans le cadre d’un futur appel d’offres de la Région Bourgogne – Franche-Comté pour attribuer le contrat de service public sur cette longue liaison, colonne vertébrale bourguignonne. La desserte comprend en 2026 :

  • 9 allers-retours Dijon – Lyon, qui sont aujourd’hui assurés pour partie par la Région Auvergne – Rhône-Alpes ;
  • 5 allers-retours Paris Bercy – Lyon ;
  • 1 aller-retour Paris – Dijon.

La Région Bourgogne – Franche-Comté devrait reprendre les dessertes actuellement assurées par sa voisine entre Dijon et Lyon, solution qui a le mérite de la simplicité pour la procédure d’appel d’offres.

La desserte comprend encore des creux de desserte. Entre Dijon et Lyon, le service est cadencé aux 2 heures, avec un renfort à l’heure assez concentré sur les pointes en semaine. Même avec un temps de parcours de 2 heures compte tenu de la politique d’arrêt (8 arrêts intermédiaires), un cadencement à l’heure serait pleinement justifié compte tenu de l’importance des flux, il est vrai d’abord vers Mâcon, Chalon et Beaune. C’est encore plus flagrant sur la section Paris – Dijon. Ainsi, au départ de Dijon, il n’y a aucun départ entre 7h35 et 13h32 : serait-on sur une ligne de desserte fine du territoire (et encore parmi les moins bien loties) ? Le nord de l’axe doit se contenter de 2 liaisons Dijon – Laroche-Migennes à 8h22 et 12h11. En sens inverse, le premier train depuis Paris Bercy pour Dijon est à… 13h35 ! Il y a donc matière à reconsidérer complètement la consistance du service.

La Région dispose de 24 Régiolis série Z54500 à 6 caisses avec aménagement intérieur plus cossu : si la rame est entièrement aménagée en seconde classe, elle dispose des sièges type TET présents à bord des Coradia Liner, avec une capacité totale de 354 places, obtenue il est vrai avec seulement 3 toilettes à bord, soit un ratio de 1 WC pour 118 places : c’est très peu et même insuffisant pour des liaisons intervilles. Elle a commandé 5 rames supplémentaires en 2026 pour préparer le remplacement des rames Corail réversibles utilisées par la Région Auvergne – Rhône-Alpes.

Il y a donc matière, avec ces 29 rames, à reconsidérer dans sa globalité la desserte Paris – Lyon. Espérons que l’appel d’offres puisse en être l’occasion.

Lyon Part-Dieu – 9 mars 2025 – Les Régiolis 6 caisses circulent généralement en UM2, offrant 708 places sur 220 mètres. (Cliché Quai numéro 2)
Dijon Ville – 28 septembre 2012 – Une rame Corail Rhône-Alpes à 9 voitures au départ en direction de Lyon. Des compositions en voie de disparition. (Cliché Quai numéro 2)
Paris Bercy – 10 juillet 2025 – Seuls 6 allers-retours touchent Paris, ce qui est quand même peu même si la section Dijon – Paris dessert une Bourgogne moins peuplée que dans la plaine de Saône. (Cliché Quai numéro 2)

Did you like this? Share it!

4 Commentaires sur “La RENFE s’intéresse à Paris – Lyon

Le jour où l’on apprend que à priori la Renfe reporte à plus tard ses ambition sur les LGV française

En tout cas, un dossier 📂 à suivre . Une alternative au TGV, certes plus longues (environ 1 h 30), mais néanmoins moins cher . Et si plus d’ offres se manifestent……..

Répondre à AugLou Annuler la réponse