Déjà à sa mise en service, le nouveau train à grande vitesse espagnol Talgo Avril (S106 à la RENFE) avait suscité des critiques d’abord du fait d’une livraison différée de 2 ans, puis dès le début de leur exploitation, compte tenu d’importants problèmes de stabilité qui concernait la version à écartement variable. Cette fois, les rames à écartement européen sont concernées : des fissurations de bogies ont été détectées. Sur des rames neuves, c’est inquiétant. Résultat : les rames sont mises à l’arrêt.

Les différents protagonistes (Talgo, RENFE et ADIF) tentent de se renvoyer la balle, notamment en mettant en cause une maintenance insuffisante de la ligne à grande vitesse Madrid – Barcelone.
Cette fois, la RENFE aura du mal à mettre en cause SNCF Réseau et l’EPSF, comme ce fut le cas ces derniers mois, à propos de l’homologation des rames S106 en France, pour lancer ses propres liaisons Paris – Barcelone. Cependant, d’après l’EPSF, la procédure a été arrêtée en 2024.
Toutefois, Talgo annonce la reprise de la procédure : la rame n°9, qui a longtemps stationné en Bourgogne, et qui a été copieusement taguée, est arrivée au technicentre de Pantin pour de nouveaux tests de compatibilité avec le réseau ferroviaire français.
La situation des Talgo Avril en Espagne concerne aussi l’entreprise Le Train Voyages, qui doit acquérir 10 rames pour son projet de liaisons à grande vitesse entre Rennes, Nantes, Tours et Bordeaux à compter de l’horaire 2028. Manifestement, l’entreprise comptait sur l’homologation du train en Espagne pour ne présenter que les évolutions de sa version, et mettait aussi en avant une réticence française à l’ouverture du marché. Les nouveaux déboires en Espagne démontrent qu’il ne s’agit pas tant d’une mauvaise volonté que d’un problème de fond sur le matériel roulant.
One comment for “Talgo Avril : de nouveaux problèmes”
Joris
Auraient-ils débauché les ingénieurs de chez CAF ?