C’est donc l’inverse de Vérone : Athènes prépare le démantèlement de son important réseau de trolleybus (environ 390 km, 20 lignes, 366 véhicules Van Hool et Neoplan, incluant 91 articulés de ce constructeur), qui serait remplacé par des autobus électriques à batteries chinois, fournis par Yutong. La décision est uniquement politique, portée par des considérations esthétiques, mais manifestement sans étude technico-économique sérieuse, ni l’assentiment de l’exploitant.


Au contraire, celui-ci rappelle qu’un même véhicule peut rester en ligne du premier au dernier service alors que les bus électriques doivent repasser par le dépôt pour être rechargés : précisons toutefois qu’il s’agit d’une comparaison avec des véhicules à charge lente. Il en serait autrement avec dans le cas de recharges en ligne, principalement aux terminus.
L’alternative, portée notamment par certains syndicats, consisterait logiquement en l’utilisation de trolleybus à recharge dynamique (In Motion Charging), pouvant circuler sans ligne aérienne dans les quartiers centraux.
3 Commentaires sur “Athènes veut supprimer ses trolleybus”
AugLou
Payer plus cher pour moins bien, et en plus en achetant en Chine, alors même que l’on dispose des infrastructures …
C’est une décision bien malvenue …
Station4
Il y a quelques années, Moscou a fait pareil en liquidant ses trolleybus en quelques mois. Il semblerait qu’ils aient un peu déchanté aux premiers frimas hivernaux. Mais le Parti a toujours raison.
Joris
A propos de parti, cette décision athénienne est-elle celle des grecs ou du parti communiste chinois ?