La création du nouveau réseau de tramways de Besançon avait été assorti d’une approche au juste nécessaire des investissements sur l’infrastructure, aboutissant alors à un coût moyen de seulement 17 M€ du kilomètre. Sur le matériel roulant, la démarche avait conduit à démarrer avec un matériel plus court, de 23 m, d’une capacité jugée suffisante dans un premier temps. CAF avait répondu présent et emporté le marché de 19 rames en proposant une telle déclinaison de l’Urbos.
Ces dernières années, devant le succès commercial, l’allongement des rames à 37 m avait été étudiée, en ajoutant 2 modules intermédiaires. Cependant, les négociations avec CAF ont achoppé sur plusieurs sujets et le Grand Besançon a finalement préféré acquérir de nouvelles rames, en se rapprochant d’autres agglomérations ayant pour point commun des besoins en nombre limités : Brest, pour la deuxième ligne du réseau et Toulouse avec la recomposition de la desserte de l’aéroport de Blagnac en lien avec la ligne C du métro.
Besançon avait notifié un besoin minimal de 5 rames, extensible à 8, dans une commande totale de 22 rames. Le marché a été remporté par Alstom avec le Citadis, dont le premier exemplaire a été présenté au réseau bisontin. Désormais, seules Lille et Marseille échappent toujours à cette gamme de tramways… mais Lille rejoindra le club, qui plus est avec le premier Citadis à voie métrique.
Ces nouvelles rames participeront à la nouvelle organisation du réseau après la création d’un nouveau terminus à la station Brûlard, proche du quartier militaire. La ligne T1 assurera la liaison Gare Viotte – Hauts de Chazal tandis que T2 reliera Chalezeule à Brûlard. Ces deux lignes auront une fréquence de 6 minutes. La desserte de la gare sera notablement améliorée : T2 circule actuellement avec un intervalle de 12 minutes.
Pour l’instant, le Grand Besançon n’envisage pas réellement de développements du réseau. Le prolongement de la ligne T1 de la gare Viotte vers le campus de la Bouloie pourrait constituer une des pistes d’autant qu’existe déjà sur une partie du parcours (rue Voirin et avenue Léo Lagrange) un site propre pour les autobus.


3 Commentaires sur “Besançon passe au Citadis”
ats
qu’est ce qui explique la porte simple à l’avant ? est ce à cause de la face frontale qui devait se rapprocher de la face des urbos ? Ou autre chose ?
Joris
Pour limiter la longueur totale ou simplement parce que le coût de l’option double porte n’était pas jugé justifié sur des réseaux à la fréquentation assez modérée, je pense.
Babskwal
Parce que Toulouse ou Brest ne pouvaient pas accueillir de rames un peu plus longues pour les doubles portes sur leurs quais. Et du fait de la commande groupée, même configuration pour Besançon