En décembre 2021, Trenitalia lançait ses Frecciarossa sur une liaison Paris – Lyon – Turin – Milan avec 2 allers-retours par jour. Suite à l’éboulement de la falaise de La Praz, elle a été interrompue entre août 2023 et mars 2025, et rétablie à compter du 1er avril. La compagnie italienne a en attendant misé sur le développement de la desserte Paris – Lyon, par 3 allers-retours supplémentaires.

La liaison Paris – Lyon focalise logiquement l’attention de nombreux opérateurs ferroviaires. Trenitalia accentue sa présence à partir du 15 juin avec 4 allers-retours Paris – Marseille, desservant Lyon Saint-Exupéry, Avignon TGV et Aix-en-Provence TGV avec un temps de parcours de 3h20. Pour ne pas allonger le temps de parcours de 20 à 30 minutes, Trenitalia a préféré desservir la gare de l’aéroport lyonnais, limitant de ce fait le potentiel de cabotage au départ de Lyon, mais pouvant capter néanmoins la chalandise de l’est de l’agglomération, d’autant que la desserte par bus du secteur a été améliorée et le sera encore en fin d’année par la mise en service d’un BHNS Vaulx La Soie – Aéroport.
En outre, Trenitalia, grâce à l’apport de rames supplémentaires équipées pour circuler en France, devrait assurer courant février ses premières circulations en unité multiple, offrant 914 places par train.
La RENFE est aussi intéressée par la relation Paris – Lyon, mais ses rames S100 (type TGV) posent problème sur la section équipée en TVM300. Elles sont donc cantonnées aux liaisons vers Barcelone depuis Marseille, Lyon et prochainement Toulouse. Elle mise donc sur la nouvelle génération S106 (Talgo Avril), mais qui connaît suffisamment de difficultés en Espagne pour que la mise en service en France soit régulièrement différée. Cela n’empêche pas la RENFE de rejeter la responsabilité de ce retard sur la France (EPSF, SNCF Réseau et SNCF Voyageurs), peut-être pour faire diversion face aux sérieux problèmes rencontrés sur les S106. Au point d’envisager de supprimer le Lyon – Barcelone, le Marseille – Madrid et de renoncer au retour du Toulouse – Barcelone.
Troisième candidat en voie d’implantation, Kevin Speed, qui a contractualisé avec SNCF Réseau l’octroi d’un sillon par heure et par sens pour des relations Paris – Lyon desservant systématiquement les gares du Creusot – Montchanin TGV et de Mâcon TGV. Sous la marque Illisto, le matériel visé serait issu de la gamme Avelia Stream d’Alstom, sur base Pendolino sans pendulation, à motorisation renforcée pour être apte à 300 km/h.
Le contexte est potentiellement mouvant, avec l’hypothèse avancée par François Durovray dans son court passage au ministère des Transports, concernant une réflexion sur le thème « grande vitesse et aménagement du territoire ». Le propos vise à ne pas « essorer » les axes rentables en laissant les liaisons moins profitables (voire carrément déficitaires) à SNCF Voyageurs qui, en service librement organisé, aurait du mal à jouer d’une péréquation interne à ses activités.
Quai numéro 2 y reviendra prochainement.
One comment for “Paris – Lyon : compétition à grande vitesse”
Hichem
Ce sera la nouvelle ligne chrono c200 😉 entre vaulx la soie et aeroport st exupery , la 47 ne desservira plus la plateforme aeroportuaire