La modernisation de l’itinéraire du sillon alpin a commencé par le sud, avec d’abord l’augmentation de capacité de la section Romans – Moirans, avec doublement partiel entre Saint-Hilaire et Saint-Marcellin et complet au-delà vers Moirans, équipement en BAPR puis son électrification en 25 kV, qui a ensuite concerné la section Gières – Montmélian.
La section nord, entre Aix-les-Bains et Annemasse, compte parmi les lignes à une seule voie du réseau structurant, parmi les premières électrifiées en 25 kV, ce maillon montagnard du sillon alpin, long de 96 km, peut être divisé en 3 sections élémentaires.
La première, Aix-les-Bains – Annecy, supporte une soixantaine de circulations par jour sur à peine 40 km, avec 6 points de croisement intermédiaires : principalement des services régionaux intervilles vers Lyon et Valence, ainsi que des dessertes de cabotage pour Annecy – Chambéry, ainsi que les 5 allers-retours TGV Paris – Annecy. C’est donc l’itinéraire principal d’accès à Annecy, la deuxième agglomération de Savoie après Chambéry.
La deuxième, longue de 38 km entre Annecy et La Roche-sur-Foron, par le col d’Evires, n’accueille qu’une trentaine de circulations par jour. Depuis décembre 2019, c’est l’un des maillons de Léman Express avec une desserte à cadence horaire entre Coppet, Genève, Annemasse et Annecy. Elle accueille également 3 allers-retours Annecy – Saint-Gervais, rebroussant à La Roche-sur-Foron. Sa desserte est bridée par la persistance du block manuel, plus que la voie unique, puisque le parcours dispose de 5 points de croisement.

Enfin, la troisième, longue de 17 km, constitue désormais le tronc commun à 2 lignes de Léman Express, avec les missions Coppet – Annecy et Coppet – Saint-Gervais. La desserte est complétée par les liaisons régionales Bellegarde – Saint-Gervais relevant les correspondances pour Paris (via Lyria) et Lyon. S’y ajoutent en saison hivernale quelques TGV Paris – Saint-Gervais. Au total, elle supporte une cinquantaine de circulations par jour, avec un unique croisement intermédiaire à Reignier.
Le potentiel de développement du train est encore très consistant, en dépit des efforts des 30 dernières années pour mailler le réseau autoroutier, grâce à plusieurs facteurs en principe favorables : une dynamique démographique soutenue, des bassins d’emplois consistants, une densité de population assez élevée, des enjeux touristiques de premier plan et un niveau de vie globalement plus élevé que dans le reste de la Région.
Quai numéro 2 vous propose ce dossier en 2 chapitres, mettant d’abord l’accent sur la section Aix – Annecy puis sur la liaison entre Annecy et Genève.
4 Commentaires sur “Le sillon alpin nord : une voie unique à fort trafic”
Bosteph
Du Sillon Alpin, je ne conaissais (via les magazines) que Valence – Grenoble – Montmélian . Donc, il y a « une suite Nord » . Merci pour l’ article et le dossier 📂.
Station4
Valence – Grenoble, ce n’est pas très alpin, c’est la vallée de l’Isère et tout au plus le pied du Vercors. Grenoble – Montmélian, c’est le Grésivaudan.
On a fait la modernisation du « sillon alpin sud » avec l’électrification et la mise à double voie (partielle) entre Moirans et Alixan.
E
Si j’étais sarcastique je dirais que la liaison Annecy St-Julien-en-Genevois par AUTOCAR est promise à un avenir radieux…
Station4
Saint-Julien-en-Genevois, ce n’est pas certain car le 15 sera quand même assez long. Une liaison directe vers Lancy Pont-Rouge serait intéressante car restant sur un axe principal relativement rapide (on ne se perd pas dans les petites rues) et on a plus de combinaisons pour rejoindre les différents quartiers de Genève par tram, bus et LEX.