Suisse : une ligne nouvelle dans le Jura

Le projet a d’abord été rejeté mais a finalement réussi à s’imposer. Vu de France, il pourrait ressembler à un caprice d’enfant gâté. La liaison entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds est aujourd’hui assurée toutes les 30 minutes, par l’alternance entre un train régional et un InterRegio, avec un temps de parcours de 28 minutes, pénalisé par le parcours de la ligne qui, pour prendre de l’altitude, effectue un rebroussement dans la petite gare de Chambrelien, en forêt.

L’objectif de cette ligne nouvelle est de réduire à 14 minutes le temps de trajet et d’introduire une cadence au quart d’heure entre ces deux villes, comptant respectivement 45 000 et 37 000 habitants. La ligne nouvelle participe à la fluidification du trafic autour de Neuchâtel, sur la ligne du Piémont. Le choix est aussi motivé par le faible écart d’investissement entre la création d’une ligne nouvelle et l’adaptation de la ligne existante pour atteindre l’objectif de fréquence.

Chambrelien – 7 juillet 2019 – Rebroussement pour une composition aujourd’hui disparue : une Re465 et une rame de voitures unifiées type III, ex-Swiss Express, récupérées par le BLS. (Cliché J. Vernet)

Cependant, la montée en puissance de la ligne actuelle ne parviendrait pas à réduire aussi fortement le temps de parcours. La ligne nouvelle remplacera l’actuelle et favorisera une productivité accrue de l’exploitation.

Si vous n’êtes pas encore en position latérale de sécurité, nous vous invitons à parcourir le nouveau dossier de Quai numéro 2, non sans vous préciser qu’il est aussi un point de comparaison avec la situation de l’itinéraire français du sillon alpin nord entre Aix-les-Bains et Annemasse, qui concerne une chalandise bien plus importante.

Did you like this? Share it!

8 Commentaires sur “Suisse : une ligne nouvelle dans le Jura

Depuis Besançon, nous surveillons « d’ un oeil » ce projet . Ligne des Horlogers indirectement intéressée.

Une liaison Besançon – Neuchâtel, c’est à étudier. Mais sur le plan technique, ce n’est pas une mince affaire…

Il y a eu un projet , peu avant l’ arrivée de la LGV RHIN-RHÔNE . Faire un Besançon – Neuchâtel, avec (si bonne mémoire) arrêts à Arc et Senans, Mouchard, Frasne, Pontarlier (et me semble-t-il aussi Les Verrières (poste-frontière)) . Mzis, ce projet a été abandonné, en 2009.

Actuellement, c’ est possible de le faire « ferroviairement » . Par un Besançon – La Chaux De Fonds (2 h 10 de trajet), puis une correspondance vers Neuchâtel, en principe « dans la demi-heure » . Pour l’ espoir d’ un retour d’ un projet d’ une circulation directe, un jour, il faudra un bimode.

Pas seulement. Il faudra aussi un matériel équipé ETCS et KVB. L’équipement en ETCS de la ligne des Horlogers et de la ligne Dole – Belfort n’est pas forcément pour demain…

Le matériel bimode et multi-signalisation capable de faire du 130 en rampe de 50 mm/m (en électrique seulement, hein!) , on ne le trouve pas « sur étagère » !

C’est peu de le dire ! Disons qu’il serait plus facile de prolonger la desserte suisse en France que l’inverse.

Justement, le projet Neuchâtel – Besançon prévoyait l’ utilisation de matériel Suisse, adapté au réseau Français . S’ il s’ était concrétisé, de nos jours un matériel Régiolis – adapté comme pour le LEX – aurait été utile aussi, pour une rotation du matériel avec celui des Suisses.

A l’horizon du projet Neuchâtel – La Chaux-de-Fonds, le marché du Régiolis sera fermé. En outre, le niveau de performance requis est quand même au moins un cran au-dessus de celui du produit d’Alstom (qui est néanmoins plutôt correct).

Laisser un commentaire