Ce n’est pas passé inaperçu, l’année 2025 a été marquée par la création de 10 nouveaux flux réguliers pour le fret ferroviaire en France, essentiellement par des trafics intermodaux. Alors que le transport conventionnel continue sa lente décrue, ce secteur suit une dynamique soutenue depuis l’épidémie de Covid-19.
L’intermodal désigne l’acheminement de marchandises combinant plusieurs modes de transport, tout en conservant la même unité de chargement (ex : un conteneur). Dans le ferroviaire, on distingue 2 types :
- le transport combiné « classique » qui concerne les conteneurs et les caisses mobiles ;
- l’autoroute ferroviaire, qui correspond littéralement au transport des véhicules routiers sur un train (à minima le la remorque, éventuellement accompagnée de son tracteur).
En France, les trois quarts des camions effectuent un trajet de moins de 150 km, complètement hors du champ de pertinence du mode ferroviaire, inadapté à de tels besoins tant par la durée limitée des trajets que le coût de la prestation. Si la maîtrise de l’empreinte environnementale du transport de marchandises passe d’abord par l’amélioration de la motorisation des camions (et la maîtrise du volume de déplacements), le train peut apporter sa contribution sur les longues distances, en valorisant sa vitesse supérieure.

Ce nouvel élan est évidemment conditionné à la maîtrise des temps logistiques en amont comme en aval et à l’octroi de sillons fiables, bien tracés, et surtout récurrents, ce qui n’est pas simple dans un contexte de travaux nombreux et à forte empreinte capacitaire, faute notamment d’un équipement suffisant en banalisation des voies.
Quai Numéro 2 vous propose d’aborder le vaste domaine du fret intermodal dans un dossier structuré en 3 parties dont la première est publié (les autres suivront prochainement) :
- les autoroutes ferroviaires ;
- le transport combiné traditionnel ;
- les perspectives de développement.
Vous pouvez également consultez notre dossier consacré aux itinéraires alternatifs, qui concernent notamment le fret ferroviaire. Prochainement, Quai numéro 2 se penchera aussi sur les questions de gabarit.
6 Commentaires sur “L’intermodal, secteur le plus prometteur pour le fret ?”
AugLou
C’est probablement la solution pour la décarbonation en France
Du fret local (150km max) en camion électrique et du fret sur de plus longue distance en transport combiné
Le conteneur est à mon avis le wagon isolé du XXIe siècle et avec les progrès que l’on a fait dans l’informatisation des transports, il a tout pour pouvoir se développer à grande échelle (quitte à en avoir de nouveaux modèles plus petit que les 6 mètres)
AugLou
Il semblerait que la suite du dossier ne fonctionne pas
Station4
C’est normal, le deuxième chapitre n’est pas encore terminé… Un peu de patience !
AugLou
Hâte de voir la suite alors !
Merci
Joris
En revanche le lien depuis le sommaire n’est pas le bon (il renvoie vers Neuchatel), ça je pense que ce n’est pas volontaire 😉
Station4
Il est rétabli !