Comptant 1,7 millions d’habitants, l’agglomération turinoise, capitale du Piémont, est établie essentiellement en rive gauche du Pô. Son réseau de transport public accuse un retard assez évident avec une seule ligne de métro, qui contourne le centre historique par le sud-ouest, et un réseau de tramways à l’exploitation singulière. Outre la vétusté d’une partie du matériel roulant (des Peter Witt de 1933-1935, transformées en convoi articulé dans les années 1950 et recarrossées à la fin des années 1970), l’exploitation des lignes est très variable depuis 1982, avec en moyenne un tiers du réseau confié aux autobus… mais pas toujours sur le même périmètre. Au cours de notre passage estival, outre les interceptions classiques (lignes 10 nord et 18), les lignes 3 et 16 étaient assurées par autobus, mais cette fois-ci pour la bonne cause : des travaux de renouvellement des voies.
Dans une situation finalement plus proche de Marseille que de Lyon, de tailles comparables, Turin a cependant engagé plusieurs projets. Le renouvellement du parc de tramways se traduit par l’arrivée de la série 8000 produite par Hitachi, principalement sur la ligne 9 pour l’instant. Même chose pour les autobus, Mercedes et Iveco fournissant des véhicules au gaz naturel (Connecto pour l’un, Urbanway pour l’autre) tandis que sont apparus des modèles électriques (BYD B9 et Heuliez GX337). Une nouvelle ligne de tramway est en projet avec un contexte assez particulier. Enfin, une deuxième ligne de métro de 27 km et 32 stations devrait ouvrir d’ici 2032.


Turin dispose aussi d’un Servizio Ferroviaro Metropolitano, un RER empruntant la liaison souterraine passant par la gare de Porta Susa. Nous y reviendrons dans un prochain dossier.
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