Ajaccio : Angelo téléporte sur les hauteurs

Le cinquième système de transport urbain par câble a été mis en service à Ajaccio samedi 18 octobre, rejoignant le petit club formé par Brest, Saint-Denis (La Réunion) et Toulouse, avant celui de Créteil. Baptisé Angelo, il est établi sur le mont Sant’Anghulu. Le projet avait été présenté en 2017 mais les travaux n’avaient débuté qu’en janvier 2024. Son coût atteint 38,2 millions €, financés à 70 % par l’Etat.

D’une longueur de 3 km, avec 19 pylônes et un dénivelé de 54 m entre Saint-Joseph et Mezzavia, c’est un système POMA classique, monocâble et débrayable. Il dessert 2 arrêts intermédiaires, dont l’une améliore l’accès à un hôpital, un collège, une salle de concert et un stade. Il dispose de 34 cabines, pouvant assurer un débit maximal de 1500 voyageurs par heure, avec un trajet en 12 minutes.

Cette nouvelle liaison ne donne pas accès directement au centre-ville d’Ajaccio : une correspondance par autobus est nécessaire, puisque la gare basse se situe à plus de 2 km de la vieille ville. Le réseau urbain a évolué avec la réorganisation de la desserte vers l’aéroport : la nouvelle ligne 11 Aéroport – Place Charles de Gaulle remplace la ligne 8 Gare – Aéroport et propose un service toutes les 15 minutes du lundi au samedi et toutes les 30 minutes le dimanche.  Elle est complétée par la ligne 1 vers les Hauts du Vazzio, mais avec un service plus modeste (toutes les 40 minutes du lundi au samedi et 4 services seulement le dimanche). Cependant, les lignes 2 (centre commercial Atrium) et 3 (Pietralba), allant aujourd’hui place Charles de Gaulle ont été limitées à la gare.

La station des Salines sur la voie ferrée est un peu trop éloignée, mais il ne semble pas prévu d’en ajouter une au plus près du téléphérique.

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5 Commentaires sur “Ajaccio : Angelo téléporte sur les hauteurs

Comme pour Créteil, je suis un peu sceptique de ce choix d’un télécabine plutôt que d’un téléphérique moins sensible au vent (qu’ont choisi Brest et Toulouse)
Est ce qu’un transport urbain qui doit s’arrêter les première rafales venu pourra être considéré comme fiable ?
Fermer un télécabine dans une station de ski ce n’est pas bien grave, mais quand des gens comptent sur lui pour se déplacer au quotidien

Un télécabine ne s’arrête pas à la première rafale tout de même ! Et dans une station de ski « pas bien grave », c’est quand même des clients mécontents à gérer.
Le plan des bus d’Ajaccio n’est pas à jour avec ce nouvel « Angelo », dommage !

« En exploitation, le système 3S (système bi-
câbles, avec 2 câbles porteurs et un câble tracteur)
permet une tenue au vent jusqu’à 110 km/h (au lieu de
90 km/h en monocâble environ). »
https://www.strmtg.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/synthese-seminaire-strmtg-parn-15mai2025.pdf page 15

Mais est-ce que le régime des vents à Ajaccio justifie le surcoût d’un « 3S » ?
https://www.meteoblue.com/fr/meteo/historyclimate/climatemodelled/ajaccio_france_3038334

J’avoue ne pas avoir la réponse
La question que je me pose, au delà du choix de la technologie est combien de jours / d’heures par an accepte-on qu’un tel transport soit fermé à cause des conditions météo
Je pense que la question mérite d’être posée car sa réponse déterminera la confiance des usager dans le moyen de transport encore peu commun
Mais la réponse est compliqué à trouver

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