Besançon : une gare à l’hôpital avant un SERM ?

Besançon ne fait pas partie des 26 agglomérations retenues pour le programme des Services Express Régionaux Métropolitains. La liste est déjà bien assez longue, répondant plus à une logique politique qu’à une hiérarchisation objective fondée sur les besoins et les moyens mobilisables.

Néanmoins, ne pas obtenir ce label ne signifie pas qu’il ne se passera rien et n’affranchit pas les collectivités d’une réflexion sur une meilleure articulation entre les réseaux de transports en commun et l’organisation d’une agglomération pour l’accès aux principaux équipements publics notamment.

L’exemple de Besançon est intéressant car l’opération en question est de nature relativement modeste. Comme au Mans, il s’agirait de créer une nouvelle halte ferroviaire à proximité du centre hospitalier universitaire et régional, situé à environ 350 m des voies de la ligne Dole – Belfort. S’il est déjà desservi par l’une des lignes de tramways de Besançon, créer un accès direct depuis Dijon, Dole, Lons-le-Saunier, Montbéliard et Belfort conférerait à ce projet une dimension régionale. Quoi de plus logique pour un équipement de cet envergure ?

La station du centre hospitalier Jean Minjoz, avec une extension de la surface abritée. (Cliché Grand Besançon Métropole)

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7 Commentaires sur “Besançon : une gare à l’hôpital avant un SERM ?

Un projet similaire pourrait aussi être réalisé à Blois, pour desservir l’hôpital et les quartiers est et casser l’effet de muraille de la voie ferrée entre le nord et le sud de la ville, en créant une liaison destinée aux mobilités douces. Située à l’est de la gare principale, cette station s’inscrirait dans le SERM d’Orléans.

Un point horripilant : le terme très technocratique de SERM complètement inconnu du grand public. Si on faisait un sondage, je suis certain que le terme de RER est connu par tout le monde, même hors d’Île-de-France. Pourquoi les grandes villes françaises n’auraient-elles pas le droit d’avoir leur RER, même si évidement ça ne sera pas par la construction de grands ouvrages souterrains traversants comme à Paris. Je ne vois pas à Strasbourg, Lyon, Toulouse, Marseille, Nice, etc … des panneaux indicateurs SERM A, SERM B … mais plutôt des RER A, RER B …
Dans les pays germanophones, on emploie le terme S-Bahn compris de tous et qui n’est pas réservé à la capitale. Donc oui au RER en province.

Le but était peut-être d’éviter a mauvaise réputation du RER francilien (et de répondre aux jesaistout qui répètent à l’envi qu’il n’y a pas besoin d’un MI2N toutes les 2 minutes à Grenoble… que ce n’est pas l’objet).
A Strasbourg ils utilisent le terme REME qui semble un peu connu du public bien qu’ils ne soient pas utilisé au niveau de la communication sur le service. Il faudra effectivement donne rune identité aux réseaux et surtout des identifiants de lignes.

La terminologie se veut assez élaborée. Service plutôt que Réseau afin de ne pas se contenter d’une vision sur les infrastructures et le mode ferroviaire. L’intégration du terme Métropolitain est destiné à embarqué les intercommunalités pour participer au financement. Mais il est vrai qu’elle fait un peu technocratique. Il n’est pas forcément illogique d’écarter RER, non seulement parce que cela fait très parisien (encore que les genevois parlent bien de RER pour Léman Express) mais aussi parce que l’unique terme Régional élargit à l’excès le périmètre, qui est géographiquement approprié en IDF (et qui finalement mériterait d’être étendu aux lignes H, J, K, L, N, P, R et U) mais pas dans l’objectif de travailler sur la desserte périurbaine multimodale des grandes agglomérations.

La création d’une halte dans ce coin est dans l’air depuis le début des années ’70, mais n’a jamais abouti à une réalisation concrète(comme toujours, pour le rail, on réfléchit, pour la route, on élargit…). Votre idée d’un terminus à Franois est pertinente, on pourrait même éventuellement y prolonger les navettes BesAC TGV-BEsAC Viotte. En prenant garde toutefois de ne pas laisser la portion congrue de la capacité au fret, même si la différence entre ce que j’ai connu à l’époque(années ’50/’60/’70)et maintenant est sans doute abyssale. Par contre, il faut que le Neuneu à moustaches arrête ses c***ries : il faut remettre l’arrêt à Franois aux TER omnibus Dijon-Besançon. Le temps gagné par la suppression de cet arrêt est négligeable.
Pour ce qui concerne les SERM en général, on assiste surtout pour le moment à des incantations et des effets d’annonce, les projets fleurissent mais les réalisations se font attendre. Et vu le contexte budgétaire actuel, ça risque de durer un temps…Souvenons-nous d’un certain président de la République(actuellement en prison)qui allait quadriller le pays de lignes à grande vitesse. On a vu ce que ça a donné…

Faire et défaire, c’est toujours du chemin de fer (et pour certains, ça dégage des honoraires).
Concernant l’arrêt de Franois, dans une éventuelle deuxième phase, il pourrait accueillir la branche Horlogers (du moins pour des trains périurbains venant de Valdahon). Pour la desserte de la gare TGV, à voir aussi en fonction de l’effet sur le temps de parcours : ce serait mieux si ça ne coûtait rien de plus en matériel et personnel (idem pour les Valdahon). De la sorte, l’arrêt sur les Dijon – Besançon deviendrait moins justifié, alors que l’arrêt de l’hôpital relève bien d’une desserte régionale.
Quant à la démarche SERM en général, oui, le soufflé retombe. Nous en reparlerons prochainement sur le Quai numéro 2.

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