Paris – Normandie : début de détente ?

La crise politique entre l’Ile-de-France et la Normandie à propos des dessertes ferroviaires et du projet de ligne nouvelle serait-elle en voie d’amorcer une détente ? Soyons prudents compte tenu de la teneur des précédents échanges. Néanmoins, la Normandie annonce le maintien des arrêts à Mantes-la-Jolie sur les dessertes Paris – Rouen et une évolution de la gestion des liaisons Paris – Vernon desservant Rosny-sur-Seine et Bonnières-sur-Seine. De son côté, la Région Ile-de-France accepte la relance des études sur le projet LNPN.

Rappelons quand même encore une fois cette évidence, objet d’un dossier de Quai numéro 2 : l’amélioration de la fréquence, des temps de parcours et de la régularité entre Paris et la Normandie, tout comme une nouvelle étape du projet EOLE pour la desserte entre Nanterre et Mantes-la-Jolie est tributaire de la réalisation d’une ligne nouvelle entre Nanterre et Epône – Mézières et de la mise à 4 voies de la ligne existante au-delà jusqu’à l’entrée de Mantes-la-Jolie. Cependant, les velléités de mise en tunnel sur la totalité du linéaire, portée par certains élus des Yvelines, constituent un moyen déguisé de torpiller le projet compte tenu de l’explosion de son coût de réalisation.

A l’approche des élections municipales, et tandis que plane quand même encore le spectre d’une dissolution, ces querelles de bas étage faisant fi d’un peu de réalisme et de sens de l’intérêt général auraient pu se retourner contre leurs instigateurs.

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7 Commentaires sur “Paris – Normandie : début de détente ?

Enfin !

Petit regret sur le saut-de-mouton qui est absent du Communiqué de presse. J’espère que les acteurs n’oublient pas son existence.

C’est effectivement à espérer, puisque l’intérêt pour les normands est important : spécialisation des voies longues de Saint-Lazare à la Normandie, augmentant la capacité à exploiter les trains en UM2, et possibilité d’aménagement d’un espace plus accueillant pour les voyageurs.

Tout est dit, bravo pour l’article.

Bonjour,
Dans le dossier vous parlez d’une mission Mureaux-gagny. Dans l’idée, pourquoi pas, mais j’ai du mal à comprendre où pourraient retourner les trains dans cette gare, sachant que les voies lentes sont Latérales.
Merci d’avance pour votre réponse.

C’est un point déterminant en effet. Le propos voulait surtout mettre en avant qu’envoyer 3 missions jusqu’à Chelles pose un autre problème, empêchant le passage du fret entre la Grande Ceinture et l’axe Paris – Strasbourg.
Il existe cependant un saut-de-mouton pour le raccordement GC – Ligne 1 avec une voie de service reliant ce qui sert de base d’essais NExTEO et la voie 2bis. Il y a quelques modifications à opérer mais il doit être possible de faire un tiroir entre la 1bis et la 2bis pour repartir vers l’ouest.

En effet, si l’on en croit OPENRAILWAYMAP, il y a l’ancienne voie G, cependant, il me semble que cette voie est entierement déposée.
Après si le fret est écoulé la nuit et hors des heures de pointe, j’imagine qu’on doit toujours etre en capacité de retourner 6 missions chelles au faisceau de vaires en creuses ET écouler du fret. (pour comparaison, Actuellement c’est 8 missions en Pointes et 4 en creuses)

Compte tenu des capacités à préserver pour le fret, même en pointe, c’est quand même difficile. Déjà, dans une trame à 7 min 30 en pointe, l’insertion du fret se fait au chausse-pied. Les exigences des opérateurs fret et de l’UE sur des corridors européens amènent quand même à tempérer certaines ardeurs. D’où le scénario Gagny, car à 3 missions au quart d’heure à Chelles, le fret ne passera plus.

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