Grand Est relance la rame tractée

Mulhouse – 13 janvier 2024 – La Région Grand Est, fidèle à la rame tractée ? En attendant une nouvelle commande, les voitures Corail ont été une nouvelle fois rénovées, comme celle visible en arrière-plan. (Cliché Quai numéro 2)

La desserte régionale Strasbourg – Bâle, cadencée à la demi-heure, transporte 11 000 voyageurs par jour en semaine.

Le service est assuré par des compositions réversibles de 9 voitures Corail, proposant 721 places dont 60 en 1ère classe, associées à des BB 26000.

La capacité offerte étant insuffisante, avec un taux d’occupation de 110 % en pointe, la Région récupère 7 voitures libérées par Bourgogne – Franche-Comté, les rend aptes à 200 km/h, afin de porter les compositions à 10 voitures, soit 809 places.

D’ici 2030, ces 177 voitures quinquagénaires, engagées sur Strasbourg – Bâle et Paris – Strasbourg, devront être remplacées. La Région a lancé une consultation industrielle, faisant le choix d’une rame tractée réversible, avec des voitures à 2 niveaux.

Quai numéro 2 vous propose son analyse sur cette orientation, ses contraintes et ses opportunités.

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3 Commentaires sur “Grand Est relance la rame tractée

Intéressante mise à jour du dossier, qui fait le tour du sujet.

Je voudrais un peu nuancer un point : vu le remplissage actuel en heure creuse (dans des rames d’environ 630 places), je pense que des rames type Omneo de 550 places (comme en Normandie) pourrait assurer une bonne partie des trains en US. Évidemment il ne faut pas rater la mise en UM en début de pointe…

concernant les exemples existants de voitures à deux niveaux, je pense qu’il conviendrait de citer les remorques des automotrices Coradia MAX pour les CFL, Hitachi pour Trenitalia et Stadler Flirt/Kiss pour la Renfe (l’Italie et l’Espagne ayant un gabarit assez proche de la France). Il faudrait évidemment adapter les schéma électrique et électronique pour en faire un matériel remorqué indépendant mais ces constructeurs disposent déjà d’exemples de chaudron(et Alstom produisant les M7 belges, ils connaissent aussi l’autre brique y compris en voiture pilote).
Ces différents exemples montrent aussi les différentes architectures possibles et leurs limites en terme de fluidité et de confort.

concernant les CFF et cet étrange projet de matériel franco-suisse, je pense qu’ils se sont simplement inspiré de leurs rames KISS, qui assurent avec seulement des variantes d’aménagement des missions variées (du RER zurichois aux RE) avec semble-t-il plus de succès que les Regio2N.
Si on repend les rames Stadler pour les Cercanias, en faisant varier le nombre de caisses et les nombre et type de portes on arrive à une configuration comparable aux Desiro HC et Coradia MAX prévus sur des liaisons RE (y compris sur ligne à grande vitesse) en Allemagne – au gabarit près toujours.

Les rames Omneo normandes font 430 ou 467 places selon la configuration de l’aménagement intérieur.
Concernant l’affaire franco-suisse, les Kiss ne passent pas dans le gabarit FR3.3 français car trop hautes.

« Les rames Omneo normandes font 430 ou 467 places » fixes, oui, mais 552 avec les strapontins (cf https://nomad.normandie.fr/actualites/presentation-de-la-nouvelle-rame-omneo2-en-gare-devreux), c’est généralement cette valeur qu’on utilise pour comparer les matériels régionaux (même si ça a peu de valeur quand ils sont exclusifs avec l’embarquement de vélos par exemple).

« les Kiss ne passent pas dans le gabarit FR3.3 français » oui je sais, merci… (merci de lire la phrase en entier avant de répondre) c’est un exemple de la polyvalence et du type de service que peuvent attendre les CFF.
On peut demander la même chose en gabarit FR3.3 en acceptant une capacité moindre, la principale contrainte étant le placement des portes.

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