L’Allemagne et le renouvellement des infrastructures

Richard Lutz n’est plus le PDG de la DB, sanction d’une situation de crise illustrée par l’effondrement de la régularité des trains IC et ICE, oscillant entre 50 et 60 %. En comparaison, Bordeaux – Marseille est un axe ponctuel. Autre motif avancé, comptant évidemment parmi les causes de ces piètres résultats : la situation des infrastructures. Le niveau d’investissement est pourtant élevé et accru par l’augmentation des budgets fédéraux : le nouveau plan atteint 106 milliards € alors que le précédent atteignait déjà 86 milliards €. Cependant, l’intensité du trafic, et notamment celle du fret, accroît le niveau d’exigences. C’est une crise de congestion, voire même de saturation.

Pour y remédier, DB InfraGO prévoit le traitement d’une quarantaine de sections, avec une méthode radicale, présentée au travers de 2 exemples dans ce dossier de Quai numéro 2. Une démarche transposable en France ?

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4 Commentaires sur “L’Allemagne et le renouvellement des infrastructures

L’aménagement de corridors alternatifs aurait bien des avantage, que ce soit pour la facilité de travaux, mieux vaut des trains qui mettent une heure de plus mais qui roulent que pas de trains du tout autant que pour la desserte du territoire
Malheureusement nous en sommes bien loin …

Oui, mais attention quand même : dans le cas de Berlin – Hambourg, c’est la capacité limitée de report sur l’itinéraire alternatif (qui a un trafic nominal déjà consistant), et le fait de ne pas envisager d’autocars pour le trafic Grandes Lignes. Prenons un cas français : peut-on imaginer une seconde une substitution routière sur Paris – Limoges avec des trains de 14 voitures et un trajet de plusieurs heures ?

Ce serait en effet aberrant
Si les gens veulent prendre le car, alors ils prennent le car
Par contre on pourrait imaginer une déviation par Poitiers par exemple, si la ligne Poitiers Limoges avait des performances correctes

La France n’a même pas daigné essayer un service de substitution lors de la fermeture du nœud de Mulhouse pendant un week-end entier, laissant tout le sud de la région (entre Colmar, Bâle et Belfort) sans transport interurbain pendant deux jours (à l’exception d’une poignée d’autocars circulant normalement aux horaires extrêmes).

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