Paris : créer des axes prioritaires pour les autobus 

A défaut de tramway, qui serait pourtant pleinement justifié sur plusieurs itinéraires de Paris et de première couronne, restons-en donc aux autobus. La dernière décennie a été marquée par l’effondrement conjoint de la vitesse commerciale et de la fréquentation des autobus dans Paris, dans des proportions dramatiquement similaires : environ 40 % ! Quai numéro 2 s’interrogeait dans un précédent dossier pour savoir si l’autobus avait encore droit de cité à Paris.

Dans la campagne des élections municipales, certains candidats semblent avoir pris conscience de la situation et évoquent sous des formes diverses un plan d’amélioration du service. Il serait temps. Quai numéro 2 contribue directement à cette perspective en proposant les bases d’un schéma directeur.

Quels axes ?

Les principaux axes du réseau parisien peuvent être décomposés en 3 fonctions élémentaires, pouvant être combinées sur une même ligne : les grandes radiales de Paris et de petite couronne ; les liaisons entre les gares parisiennes ; les rocades.

La démarche devra s’occuper dans un premier temps d’un nombre limité d’axes à fort trafic. Certains candidats évoquent 10 lignes. Il y aurait plutôt 2 approches potentielles. La première se concentrerait sur quelques 3 ou 4 lignes traitées de bout en bout, pour constituer l’armature des évolutions futures, et ensuite l’appliquer à une quinzaine d’autres lignes afin d’aboutir à un réseau plus complet couvrant ces fonctions. La seconde raisonnerait par sections, communes à plusieurs lignes ou non, selon les difficultés qu’elles provoquent sur le réseau.

Il faudra aussi restructurer ledit réseau, ce qui est d’actualité : le bilan de la refonte d’avril 2019 se fait très discret et semble malgré tout bien mitigé …

Quelles actions ?

L’objectif est de redonner son attractivité au réseau de surface, en jouant sur 5 leviers principaux : la fiabilité, la fréquence, le temps de parcours et la capacité de transport ainsi que le confort des véhicules. Ces leviers impliquent un travail en profondeur sur les itinéraires, les aménagements de la voirie, le franchissement des carrefours, le nombre et la localisation des arrêts et le matériel roulant. Il ne faut pas perdre de vue que le réseau de surface constitue le service accessible aux voyageurs à mobilité réduite, qui subissent de plein fouet les régressions du service constatées depuis plusieurs années.

Autant que possible, les itinéraires devront être unifiés, passant dans les 2 sens par les mêmes artères, ce qui amènera à créer des couloirs à contresens et à revoir les aménagements de voirie au bénéfice des transports urbains. Quelques exemples :

  • la ligne 38 sur les boulevards de Sébastopol et de Strasbourg ;
  • les actuelles lignes 63 et 86, voire 87, sur le boulevard Saint-Germain, où le couloir à contresens n’existe qu’entre le boulevard Raspail et le pont de la Concorde ;
  • la rue de Rivoli pour les nombreuses lignes l’empruntant, pénalisées par la suppression de la voie qui leur était réservée ;
  • le secteur de Saint-Lazare au rond-point des Champs-Elysées à réassocier par les rues de la Pépinière et La Boétie puis l’avenue Franklin Roosevelt ;
  • l’accès aux gares.

Il faudra donc maximiser les voies réservées aux autobus de sorte à ce qu’ils progressent de la façon la plus fluide possible. Cette démarche comprendra aussi une révision axe par axe du nombre de feux tricolores et la mise en place d’un dispositif de priorité, concernant au moins et dans un premier temps les sections entre des carrefours complexes. A cet égard, les feux en sortie de carrefour, le plus souvent parfaitement désynchronisés avec celui de l’entrée, devront être reconsidérés voire supprimés. La vitesse commerciale des lignes concernées devra atteindre au moins 15 km/h. Elle pourra aussi profiter d’un réexamen du nombre et de la localisation des arrêts, la situation actuelle procédant d’évolutions historiques sans cohérence d’ensemble.

Concernant la fréquence, une logique simple sera mise en œuvre. L’intervalle sur ces lignes devra être cadencé et ne jamais excéder 15 minutes même le dimanche matin et en soirée. On peut donc envisager 3 paliers avec des intervalles de 5, 10 et 15 minutes.

Quant à la capacité, elle passera non seulement par la diminution des pertes provoquées par les aléas de l’exploitation (alignement de la capacité réelle sur la capacité théorique) et l’usage d’autobus articulés, ce qui renvoie à la problématique des dépôts dont les possibilités sont souvent contraintes.

En résumé, il s’agit donc de créer des lignes de Bus à Haut Niveau de Service. Concernant l’identité, on évitera les dépenses de communication excessives sur l’esthétique des véhicules en privilégiant les fondements du service et du confort, notamment sur les sièges, l’éclairage et l’aménagement des arrêts, en incluant un signe distinctif intégré aux abris et poteaux d’arrêt.

Quai numéro 2 poursuivra ultérieurement ce sujet, pas toujours consensuel : il est étonnant de constater que les promoteurs d’un redressement et une amélioration du réseau d’autobus sont souvent qualifiés de partisans d’un retour à une ville organisée pour la voiture. C’est un comble !

Did you like this? Share it!

28 Commentaires sur “Paris : créer des axes prioritaires pour les autobus 

15 km/h de vitesse commerciale paraît très ambitieux pour une ville aussi dense.
De surcroît, si de telles vitesses étaient atteintes, il faudra penser rapidement à commander des bi-articulés : en effet, à cette vitesse, le bus va entrer frontalement en concurrence avec le métro (20, 38) ou au moins indirectement (27, 91).

J’attends avec impatience le dossier complet et les axes retenus. Il serait également intéressant de voir l’imbrication avec un plan de circulation plus général, à l’échelle de la ville : des choix risquent bien d’être à faire.

Au sujet des feux :

– la suppression de carrefours à feux n’est pas forcément favorable aux bus, sauf à accepter un irrespect complet de la priorité piétonne. L’exemple le plus caricatural serait le boulevard de Sébastopol autour des Halles : en cas de panne, les très nombreux piétons peuvent attendre longtemps avant de pouvoir traverser…malgré leur priorité réglementaire.

– Les feux en sortie de carrefour ne sont pas synchronisés…pour les mouvements tournants (sauf très rares exceptions). Un bus qui continue tout droit dans de telles configurations n’est pas impacté. Mais cela permet de protéger plus fortement, selon les cas, ou les piétons ou les cyclistes d’un fort flux motorisé.
Pour les cyclistes, le sujet est particulièrement délicat avec les angles morts que nombre de conducteurs de véhicules lourds semblent obstinés à ne pas vérifier.

La vitesse moyenne des autobus dans Paris était montée jusqu’à un peu plus de 13 km/h au début du 21ème siècle. Si on vise 15 et qu’on arrive à 14, ce sera déjà un exploit : on pourra aller à Lourdes !
Concernant les feux, il faudra peut-être reconsidérer plus en profondeur leur fonctionnement, peut-être même envisager une phase 100% rouge pour que les piétons puissent traverser massivement.
Quant aux cyclistes, ils doivent au moins autant que les conducteurs de véhicules lourds faire attention aux angles morts. Malheureusement, en mettant le plus souvent les pistes cyclables à droite de la circulation générale, c’est un risque qui est forcément accru. Et cela concerne aussi certaines configurations de giratoires (la porte de Saint-Cloud est un « bon mauvais exemple ».

Le problème c’est que bien souvent ce sont les camions qui viennent se placer de manière à mettre les cyclistes dans les angles-morts
Il y a une solution assez simple pour allier à ça, ce serait d’installer des feux cyclistes qui passent au vert quelques secondes avant

Si on met une anticipation pour les vélos, une autre pour les bus, on augmente le nombre de phases et apparemment les concepteurs n’aiment pas trop cela…
Cas des boulevards avec le T3 : on aurait un tourne-à-gauche dissocié avec croisement à l’indonésienne, donc avec 3 phases, et une simultanéité entre le passage du tram et du flux général « tout droit », il y aurait probablement moins d’encombrement des voies du tram, mais ce serait moins simple pour les piétons… et il faudrait reprendre tous les carrefours pour avoir une file « tourne-à-gauche » distincte.
Autre élément sur T3 (et sur les autres trams) : arrêter le principe de coincer des piétons sur le petit refuge central, qui entraine une réduction de vitesse voire un quasi-arrêt des trams. Soit c’est vert piéton, et c’est vrai d’un trottoir à l’autre, soit c’est rouge mais complètement rouge.

Pour la question des tourne-à-gauche dissociés, je crois que c’est Florian Bonnet qui en avait parlé sur Twitter
Elle est proscrite par le cerema (https://balise.documentation.developpement-durable.gouv.fr/docs/Balise/0065/Balise-0065974/Fiche_IUTCS_11_Mouvements_tournants.pdf) parce que elle crée plus de conflits avec le tram, mais elle est quand même utilisée dans le Sud-Est à Lyon et Clermont
Personnellement je dois avouer que je ne comprends pas trop ce rejet global des feux directionnels par le Cerema

Je réponds à la suite pour éviter des conversations trop illisibles.

1/Vitesse
Auriez-vous une source pour cette vitesse commerciale ?
Ce que je retrouve sur Internet est assez contradictoire, entre 12 km/h sur les seuls mobiliens intra-muros à 15 km/h (mais sans préciser le périmètre exact).

2/ Pistes cyclables
Ce n’est pas un hasard de les coller à droite de la chaussée : c’est un principe assez simple qui existe dans tous les pays d’Europe un peu avancés sur le sujet.
On met les usagers les plus rapides/Volumineux en milieu de chaussée, les plus lents/les plus en interaction avec le bâti riverain sur les bords.
Le cycliste étant intermédiaire entre les voitures/Poids-lourds et les piétons, on les mets…entre les deux. Logique.

3/ Feux tricolores

> Au-delà du CEREMA, c’est surtout le STRMTG qui refuse de faire passer les voitures en parallèle d’un tramway.
Le STRMTG étant prescripteur en matière de sécurité, on ne peut aller contre…cf. la récente limitation (absurde) à 40 km/h des traversées de carrefour.
Et c’est un avantage ici pour le bus : on peut ignorer le STRMTG !

> Les phases intégrales piétonnes sont une solution de niche : même au Japon, elles s’appliquent à de rares intersections très spécifiques, et obligent à de très longs temps d’attente. Le piéton parisien étant moins respectueux des règles que son homologue japonais, cela risque de donner des comportements « intéressants ».
Londres est un autre très bel exemple : le vert intégral piéton est la règle de base, et de nombreux piétons traversent au rouge (c’est légal là-bas).

> L’ajout de phases n’est pas nécessairement problématique, et la Ville commence à s’ouvrir à des phasages plus complexes après des décennies de rigorisme (2-phases ou rien).
Tout est question de choix, pour équilibrer avantages et inconvénients.
LEs assos cyclistes militent en ce moment de campagne électorale pour ajouter des feux afin de maîtriser les tourne-à-droite voitures/poids-LOurds et les dissocier des tout-droit parallèles (piétons/vélos).

> La question pourrait se poser d’interdire des mouvements complexes à gérer en carrefour (exemple : tourne-à-gauche), comme cela se pratique massivement à Londres ou en Suisse.

Pour la vitesse commerciale : voir l’ouvrage de Pascal Auzannet intitulé « Le casse-tête des mobilités en Ile-de-France », reprenant des statistiques de la RATP, page 95 de son ouvrage. 13,3 km/h pour les lignes de Paris, 18,3 km/h pour les lignes de banlieue en 2000. Encore 12,3 km/h et 16,2 km/h en 2008.

Pour les tourne-à-gauche : la posture relève donc principalement du dogme. Dans le cas du T3, faire passer en même temps que le tram le flux voiture qui est parallèle et les tourne-à-droite, c’est simplement du bon sens dans une logique de fluidité. Et si en plus on évite des traversées piétonnes du boulevard en 3 temps (chaussée extérieure – tram – chaussée intérieure), personne ne s’en portera plus mal.

Je ne veux pas être mauvaise langue, mais les feux directionnels semblent être assez mal compris par certains automobilistes à plaques 74 ou 25 que je croise là où je conduis. Dès qu’un feu passe au vert, peu importe que ce soit le bon, ça démarre. Dans le cas d’un tourne à gauche tram, ça fait boum. Peut-être une raison à sa rareté en France…

> sur les phases de vert intégral pour les piétons, ça commence à apparaître sur certaines intersections un peu alambiquées à Paris, par exemple au Croisement Damrémont / Marcadet. La phase de vert intégral vient s’ajouter aux phases classiques, et les piétons traversent comme tous les piétons à paris : au vert piéton et s’il n’y a pas de véhicule en approche

> sur les tourne à gauche, effectivement, supprimer la possibilité de traverser le tram est effectivement une solution, qui existe déjà à certains endroits sur le T3

> sur les feux directionnels, quelques radars feu rouge bien réglés et quelques PV dans les boîte aux lettres pourraient être assez efficaces pour rappeler à chacun le code de la route (comme sur les encombrements de carrefours / voies de tram aussi d’ailleurs, ce qui commence à être fait)

@Station4
Je vous remercie. Encore un PAscal Auzannet à se procurer et à lire !

@Auglou
> sur les phases piétonnes intégrales : attention à ce que cela ne grève pas trop le temps alloué à chaque phase, auquel cas cela risque d’être défavorable aux bus.
Le 2-phases français est trop rigide, mais monter au-delà de 4 phases peut commencer à trop drastiquement limiter la capacité totale.

Sur les feux « à flèche » (R14 de son petit nom), je rejoins Swisstrolley. Il suffit de se poster à l’angle de la rue de Chantepoulet et du boulevard James-Fazy à Genève pour voir des plaques françaises régulièrement foncer tout-droit…au risque de se payer un tramway quittant l’arrêt de la gare Cornavin.
Est-ce qu’un plus fort déploiment de ce type de feux familiarisera le conducteur français moyen ? PAs sûr…
C’est d’ailleurs pour ça que Paris privilégie les feux en sortie de carrefour avec de « beaux » feux bien ronds (R11, standard), malgré le stockage en milieu de carrefour que cela implique.

> sur les phases piétonnes intégrales : Je pense que dans cette situation la vert piéton intégral à été choisi parce que le traffic piéton est le plus important à cet endroit + la réalisation récentes de voies de bus en sortie d’intersection (si je ne me trompe pas)

> sur les feux directionnels : les flèche sur les poteau (comme avenue de Flandre) des feu sont, j’ai l’impression encore plus mal comprises que celle intégrées type R14

Par rapport aux axes Sébastopol et Opéra – République (imaginons le par Réaumur), la ZTL serait l’occasion de les revoir complétement en ayant en tête que désormais il n’ont plus de vocation de transit et peuvent donc se contenter d’une voie unique pour la circulation générale. Cela y laisse du coup de la place pour à la fois des pistes cyclables et de vrais sites propres BHNS.
On pourrait aussi profiter des principes de plan de circulation en superblocs pour diminuer le nombre d’intersections routières et donc fluidifier d’autant plus les bus

L’approche sur la ZTL est intéressante et il y a des opportunités à saisir, sachant évidemment que les véhicules d’intervention pourraient emprunter, comme aujourd’hui, les voies bus.
Pour les superblocs, c’est à étudier finement par rapport à l’organisation des quartiers : ce qui est transposable dans la partie ultra-géométrique de Barcelone le sera peut-être un peu moins dans la structure parisienne que le baron Haussmann a beaucoup transformée, mais pas à ce point…

Je pense que ça pourrait fonctionner, le plan de circulation du Marais a été revu avec ce principe et c’est plutôt efficace
On pourrait aussi peut-être faire la même chose pour le T3, tous les ilots d’habitation n’ont pas besoin d’avoir quatre sorties qui coupent le tram
Par contre ça ne résoud pas la question de Rivoli, qui est probablement trop étroite pour 2 bus + 1 voie normal + 1 bidir

Les superblocs peuvent être assez flexibles dans leur implémentation, d’autant plus que l’on bénéficie à Paris de nombreux axes assez larges où le transit a vocation à y être concentré. Inversement, tout axe large n’a pas forcément vocation à être un axe de transit automobile, et là existe une opportunité pour faciliter la circulation des bus sans forcément nécessiter d’un site propre de 7 mètres (+tampon) façon 91.

Certes Paris n’est pas une grille 3×3, mais on peut toujours s’inspirer de ce qui a été fait dans les villes néérlandaises.

Ce qui pourrait être fait sur Rivoli, c’est peut-être une voie de circulation générale avec les bus dans un sens, mais le sens ne va pas de Bastille à Concorde, il y aurait des bouts dans l’autre sens, de façon à avoir un alterna voie bus, voie de circulation générale. Ça pourrait être une solution intéressante, permettant d’éviter un transit sur cette rue et d’améliorer potentiellement la vitesse commerciale des bus. Le mieux serait de tester un tel aménagement en transitoire, améliorer les choses s’il le faut et ensuite le faire en définitif. Car le fait d’avoir toute la rue en un même sens fait que l’on a une voie de circulation qui avance peu.
Parallèlement à ça, il faudra revoir le phasage des feux de façon à ce que ça soit optimale dans les deux sens.
Évidemment, il faudra supprimer les feux qui sont sur des intersections où il y a peu de trafic, tant piétons qu’automobiliste.
Pour ce qui est de choisir entre quelques axes ou les points où les bus sont les plus lents, il faudra étudier les deux et paraît au plus urgent en terme de perte de temps.

L’hypothèse de sens alternés sur Rivoli est quand même un peu difficile, d’autant que la création de « boucles » au final aboutira à des parcours complexes, avec des effets soit sur les quais soir sur la rue Etienne Marcel. Reste donc à concevoir un peu plus précisément ce qu’il serait possible d’aménager si on part du postulat d’une voie bus dans chaque sens de la Concorde à la Bastille, sachant qu’on peut déporter certains usages sur les quais puisque les bus seraient dans les 2 sens sur Rivoli.

Ca peut paraître incorrect mais je penche plutôt pour la déviation des itinéraires bus et vélos via les quais.

Vu la fréquentation piétonne massive de la rue de Rivoli, il pourrait être souhaitable de la…piétonniser. En gardant la desserte locale (livraisons), bien entendu.
La section à piétonniser pourrait s’étendre de la rue du Louvre à Saint-Paul : à l’ouest, la rue est plus large et moins fréquentée ; à l’est, les quais s’éloignent trop de la rue de Rivoli.

Les correspondances avec le métro sont plutôt sur Rivoli. Et avoir un double sens pour les bus et les vélos sur les quais ne laisserait pas assez de place pour la circulation générale.

@T33B
Je pense que même avec une belle piste cyclable sur les quais, une parti des cyclistes prendront quand même rivoli, mais l’idée est intéressante

@Station4 est ce qu’il y a tant de correspondances que ça entre métro et bus ? Elles pourraient aussi se faire à Pont-Neuf et Concorde au lieu de Palais Royal

Pont Neuf : il n’y a que la 7. La rue de Rivoli est plus pratique pour les accès aux lignes 1, 4 et 11, et pour le RER via l’accès Marguerite de Navarre.

@Auglou
Evidemment que certains chercheront à prendre Rivoli, mais on peut prendre des partis-pris d’aménagement pour éviter cela.

Typiquement, un revêtement unique de façade, qualitatif, pour bien faire comprendre qu’il s’agit d’un espace piéton.
Et la piste des quais sera rapidement attractive : avec peu d’intersections, la coordination des feux tricolores est plus simple ; cela ne sera pas parfait avec un double sens de circulation, mais on pourrait tenter un 15 km/h de moyenne.
Un peu lent pour les cyclistes, plutôt idéal pour les bus.

@T33B oui c’est vrai
en plus il y a la place sur les quais

Mai je pense que la piétonisation au moins jusqu’au Palais Royal voir plus serait intéressante aussi, ne serait-ce que vu le nombre de personnes qui vont au Louvre

La piétonisation est un choix assez complexe sur un axe qui joue de multiples fonctions pour le réseau de transports en commun : il y a du passage, mais il y a aussi des terminus, fonction qui commence à faire défauts sur les principaux nœuds du réseau.

@Auglou
A l’ouest de la rue du Louvre, sauf erreur, la sollicitation piétonne est moins importante sur la rue de Rivoli elle-même : en effet, il s’agira plus de traversées d’axe (Métro Louvre par exemple).

En outre, la rue de l’amiral de Coligny présente un gabarit moins contraignant que les guichets du louvre pour effectuer le basculement Rivoli/Quais.

@Station4
Effectivement une telle piétonnisation reviendrait à concentrer l’intégralité des terminus sur l’avenue Victoria.
Néanmoins, on pourrait s’interroger sur certains terminus : la limitation du 47 à Châtelet en 2019 avait-elle réellement du sens ?

Pour le 47, la limitation à Châtelet peut avoir du sens si on avait en parallèle un prolongement au sud à l’Institut Gustave Roussy.

J’oubliais la suite de ma pensée : il devrait y avoir une rocade intérieure protégeant le cœur de Paris.
Un périmètre Grands Boulevards et Boulevards du Midi (via Port-Royal) serait intéressant.
Une forme de ZTL+, soit avec l’outil ZTL soit avec l’outil plan de circulation.

Ainsi, à l’intérieur, on réserve la circulation aux dessertes locales, donc la circulation générale pourrait se mixer sur certains axes avec les bus sans les impacter.

On peut toujours conserver en ultime recours les quais rive droite, vu que l’axe bus passerait préférentiellement par le boulevard Saint-Germain.

Si je ne me trompe pas, c’était l’idée de la première mouture de la ZTL (en la limitant seulement à St-Germain)
Idée retoquée par les maires de Ve et VIe

Laisser un commentaire