Quels scénarios pour Périgueux – Agen ?

Cette liaison nord-sud entre Périgord et Agenais compte parmi les lignes de desserte fine du territoire dont la situation est devenue critique par manque d’investissements de renouvellement.

Certains ont pu un peu trop se focaliser sur la survivance jusqu’au milieu des années 2000 d’une liaison classique diurne depuis Paris, via Limoges et Périgueux, négligeant les autres fonctions de cette ligne. Côté Agen, les flux suivent d’abord la Garonne. Périgueux est à la convergence de plusieurs axes, venant d’abord de Limoges, Brive et Bordeaux.

La Chapelle – 22 août 2010 – Passage de 2 X73500 assurant une desserte Périgueux – Agen. La préservation de la section centrale, la plus rurale, nécessitera d’importants investissements, à lier à un nouveau projet de desserte. (Cliché G. Desreumaux)

Le nouveau dossier de Quai numéro 2 a scindé la ligne Agen – Périgueux en 3 sections correspondant à des fonctions territoriales distinctes dans une approche croisée entre trains et autocars. Si ses extrémités (Périgueux – Le Buisson et Agen – Monsempron) apparaissent prioritaires car les plus porteuses, la section centrale reste essentielle pour l’organisation de la production et maintenir une desserte de localités éloignées des pôles urbains et des services de proximité.

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4 Commentaires sur “Quels scénarios pour Périgueux – Agen ?

En profond désaccord avec l’idée que la réouverture de penne – villeneuve serait irréalisable. 8 km pour desservir une ville de 22000 hab, une agglo de 40000 hab, ne semble pas dérisoire. Villeneuve-sur-lot est la seconde plus grande sous-préfecture de france sans liaison ferroviaire.
La liaison, en impasse, complèterait utilement le troncon de l’agenais jusqu’à la gare lgv. Le coût est assez faible, depuis la remise en question de la directive Bussereau.

Pour l’instant, il s’agit d’abord de sauver Périgueux – Agen. En outre, quid du projet de voie verte sur l’emprise de la ligne ?

Abandonné suite à la mobilisation de certains (dont votre serviteur) au profit d’un itinéraire par le chemin de halage sur les berges du Lot. La raison et le souhait de préserver l’emprise ferroviaire pour une réouverture ont parlé. Même si les élus de penne-d’agenais souhaitent toujours le démantèlement de la voie ferrée, quitte à la finir en impasse, ne digérant pas ce changement de position du Villeneuvois.

Soit mais il va d’abord falloir s’occuper du devenir d’Agen – Siorac, ce qui ne va pas être une mince affaire. Faute de quoi, ces débats sur Penne – Villeneuve seront complètement stériles.

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