De nouveaux rôles pour Rouen – Amiens

Cette ligne entre la Normandie et la Picardie est plutôt bien équipée pour une liaison transversale, puisqu’elle est à double voie et électrifiée. Si sa desserte a été améliorée aux débuts de la régionalisation, notamment grâce à l’impulsion de la Région Picardie, elle reste d’abord cantonnée à une vocation locale : sur les 9 allers-retours du service voyageurs, 3 assurent la liaison Lille – Rouen, partagée avec entre les Régions Hauts de France et Normandie.

Concernant le trafic fret, elle est un des maillons d’une rocade de contournement de l’Ile-de-France, élément central d’une stratégie de développement d’itinéraires ferroviaires alternatifs déjà développée par Quai numéro 2.

Elle est d’ailleurs en partie utilisée pour relier le port du Havre à la Grande Ceinture francilienne sans passer par Rouen et Mantes-la-Jolie : c’est l’itinéraire Motteville – Montérolier – Serqueux – Gisors – Argenteuil, dont l’usage réel demeure encore modeste.

Montérolier – 17 juin 2022 – Cet AGC Amiens – Rouen dessert une gare en cours de végétalisation naturelle, signe d’un entretien limité et d’un trafic modeste. (Cliché Quai numéro 2)

La contribution de Quai numéro 2 s’intéresse donc principalement aux liaisons voyageurs, d’abord sur cette ligne Rouen – Amiens, mais aussi sur les axes affluents, lignes de desserte fine du territoire au service assez limité, voire inexistant, comme sur Serqueux – Gisors.

C’est le premier chapitre de notre série consacrée aux liaisons interrégionales décentralisées, qui, pour certaines (dont Rouen – Amiens fait un peu exception) sont des transversales dans l’ombre compte tenu de leur nombre réduit et de leur existence pas toujours connue.

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4 Commentaires sur “De nouveaux rôles pour Rouen – Amiens

Un axe alternatif au nœud ferroviaire de Rouen . En attendant mieux : être une branche du futur axe Amiens – Tergnier – Laon – Reims – Chalon en Champagne – Saint-Dizier – Chaumont – Culmont . Le fret Nord-Sud de style Angleterre/Benelux – Italie pourrait éviter le nœud Parisien . Ambitieux……..et utopique, vu qu’ on est en France.

Par votre très intéressant dossier Rouen Amiens, je constate une fois de plus, un grand manque d’ ambition Ferroviaire de la part des régions et notamment de la région Normandie.
Le retrait des trains entre gisors et serqueux en est un exemple concret et désolant. Si je ne me trompe pas , je constate que 6 éléments X 73500 sont garés actuellement sur l’ ancien triage de la gare de Caen. Je suppose qu’ ils servaient, en partie à la desserte de la liaison gisors serqueux . Or Les rames sont victimes d’ actes de vandalisme. Certaines ont des vitres cassées sur les portes d’ accès. Je n’ose imaginer l’ intérieur.
Ces rames si elles sont encore viables pourraient en attendant mieux, servir avantageusement sur les liaisons Gisors Rouen et des Rouen le treport.
Il y a tant à faire.
Par ailleurs, il devrait être obligatoire, également pour les régions, de créer des trains intersecteurs (par exemple 3 a/r jour) au moins, entre 2 ou 3 régions limitrophes .
Il serait judicieux que les décideurs écoutent, enfin, les spécialistes Ferroviaires.

A vérifier, mais il me semble que les Serqueux – Gisors étaient plutôt assurés en Z-27500

Oui, des Rouen – Gisors (5 A/R par jour pour commencer), avec correspondance à Gisors avec les Transilien, pourraient permettre de connecter la région Normandie avec le secteur de Cergy-Pontoise . Et, un 2ème lien – pas le plus rapide, certes – avec Paris, la capitale elle-même.

A propos des 73500 garés à Caen, là je suis attéré : ces matériels pourraient sans doute servir pour des dessertes fines de territoires, quelque part en France . Quelle honte, quel gâchis 😡 !

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