Cette ligne entre la Normandie et la Picardie est plutôt bien équipée pour une liaison transversale, puisqu’elle est à double voie et électrifiée. Si sa desserte a été améliorée aux débuts de la régionalisation, notamment grâce à l’impulsion de la Région Picardie, elle reste d’abord cantonnée à une vocation locale : sur les 9 allers-retours du service voyageurs, 3 assurent la liaison Lille – Rouen, partagée avec entre les Régions Hauts de France et Normandie.
Concernant le trafic fret, elle est un des maillons d’une rocade de contournement de l’Ile-de-France, élément central d’une stratégie de développement d’itinéraires ferroviaires alternatifs déjà développée par Quai numéro 2.
Elle est d’ailleurs en partie utilisée pour relier le port du Havre à la Grande Ceinture francilienne sans passer par Rouen et Mantes-la-Jolie : c’est l’itinéraire Motteville – Montérolier – Serqueux – Gisors – Argenteuil, dont l’usage réel demeure encore modeste.

La contribution de Quai numéro 2 s’intéresse donc principalement aux liaisons voyageurs, d’abord sur cette ligne Rouen – Amiens, mais aussi sur les axes affluents, lignes de desserte fine du territoire au service assez limité, voire inexistant, comme sur Serqueux – Gisors.
2 Commentaires sur “De nouveaux rôles pour Rouen – Amiens”
Bosteph
Un axe alternatif au nœud ferroviaire de Rouen . En attendant mieux : être une branche du futur axe Amiens – Tergnier – Laon – Reims – Chalon en Champagne – Saint-Dizier – Chaumont – Culmont . Le fret Nord-Sud de style Angleterre/Benelux – Italie pourrait éviter le nœud Parisien . Ambitieux……..et utopique, vu qu’ on est en France.
Station4
C’est un sujet qui refait régulièrement surface. Le maillon prioritaire à moderniser, c’est évidemment Montérolier – Saint-Hilaire au Temple. Ceci dit, tout n’est pas perdu.
Voir notre dossier sur les itinéraires alternatifs : https://quainumero2.fr/itineraires-ferroviaires-alternatifs-une-necessite/