Cette ligne entre la Normandie et la Picardie est plutôt bien équipée pour une liaison transversale, puisqu’elle est à double voie et électrifiée. Si sa desserte a été améliorée aux débuts de la régionalisation, notamment grâce à l’impulsion de la Région Picardie, elle reste d’abord cantonnée à une vocation locale : sur les 9 allers-retours du service voyageurs, 3 assurent la liaison Lille – Rouen, partagée avec entre les Régions Hauts de France et Normandie.
Concernant le trafic fret, elle est un des maillons d’une rocade de contournement de l’Ile-de-France, élément central d’une stratégie de développement d’itinéraires ferroviaires alternatifs déjà développée par Quai numéro 2.
Elle est d’ailleurs en partie utilisée pour relier le port du Havre à la Grande Ceinture francilienne sans passer par Rouen et Mantes-la-Jolie : c’est l’itinéraire Motteville – Montérolier – Serqueux – Gisors – Argenteuil, dont l’usage réel demeure encore modeste.

La contribution de Quai numéro 2 s’intéresse donc principalement aux liaisons voyageurs, d’abord sur cette ligne Rouen – Amiens, mais aussi sur les axes affluents, lignes de desserte fine du territoire au service assez limité, voire inexistant, comme sur Serqueux – Gisors.
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