Hibernation évitée pour les Hirondelles

La ligne dite des Hirondelles, entre Andelot et Saint-Claude, a frisé l’arrêt d’exploitation à l’horaire 2026. Longue de 78 km, sur les hauts plateaux jurassiens, elle n’est utilisée que par 4 allers-retours par jour et nécessite des investissements importants compte tenu de l’état non seulement de la voie mais aussi de plusieurs ouvrages d’art.

La consistance du réseau dans cette Région est aussi menacée de contraction avec le probable prochain arrêt des circulations entre Clamecy et Corbigny, ainsi que les incertitudes sur la section Pontarlier – Les Verrières sur la ligne franco-suisse en direction de Neuchâtel.

Andelot – Saint-Claude compte parmi les lignes ayant fait l’objet d’une négociation entre l’Etat et la Région pour moduler les clés de financement. Ainsi, depuis janvier 2024, la section Nevers – Chagny est repassée dans le réseau structurant, dont le renouvellement est intégralement à la charge de SNCF Réseau. En contrepartie, la Région devait assurer l’intégralité des investissements sur Andelot – Saint-Claude. Cependant, celle-ci n’avait initialement mobilisé que 5 millions € alors que le besoin théorique atteint 85 millions €. A minima, il fallait 12 à 15 millions € pour maintenir la ligne en exploitation, quelles que soient les conséquences sur l’exploitation, c’est-à-dire avec de nouveaux ralentissements.

Morez – 18 juillet 2015 – La cité de la lunette est aussi connue comme la ville aux 6 viaducs ferroviaires sur une ligne dont l’avenir est en question. (Cliché : P. Ackermann)

La Région a finalement débloqué 12 millions € pour tenir la ligne pendant 3 ans : « éviter le pire sans garantir le meilleur » comme l’a dit le président du Conseil régional. Ceci étant posé, il faut d’abord rappeler que les investissements de renouvellement du réseau, propriété de l’Etat, devraient être en principe à la seule charge de celui-ci : depuis 20 ans, après le premier audit de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, les budgets régionaux n’ont cessé d’être mobilisés hors des compétences décentralisées, et in fine au détriment de capacités à financer les actions des réelles missions confiées aux Régions (dessertes, matériel roulant, intermodalité, tarification).

Ensuite, et c’est une évidence, mettre de l’argent sur une infrastructure ferroviaire est une chose, développer un service adapté aux attentes de la population et des acteurs économiques du territoire desservi en est une autre. Avec un horaire aussi peu consistant, il est permis d’être dubitatif sur ce point.

Quai numéro 2 vous propose son dossier sur cette ligne mêlant la desserte de territoires à l’écart des principaux pôles urbains et plusieurs intérêts touristiques, pour les activités de loisirs et pour le patrimoine même de la ligne, avec ses ouvrages entre Morbier et Morez notamment.

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13 Commentaires sur “Hibernation évitée pour les Hirondelles

On a vraiment un problème de valorisation des lignes qui pourraient avoir une vocation touristique dans ce pays …

Et de justifier un meilleur usage de ces lignes en journée et le week-end…
Dans le cas des Hirondelles, il n’y a pas forcément besoin de viser très haut : avoir un train toutes les 2 heures pourrait constituer un palier satisfaisant, le temps d’évaluer s’il y a réellement nécessité de faire plus… ce qui déclencherait un nouvel investissement.

Oui
Si en plus on pouvait avoir un matériel pour le remplacement des X73 500 qui soit adapté à ces lignes, avec par exemple des grandes fenêtres panoramiques comme en Suisse ou aux États-Unis avec les superliner panoramiques (quitte à faire une classe tourisme et une classe déplacement avec des sièges et des fenêtres plus classiques)
Couplé du coup à une communication qui va bien

Vos propositions de redynamisation mérite effectivement réflexion. Effectivement, je pense que Besançon peut être la destination principale (unique ?) des TER, mais il faut penser aussi à Dijon, le lieu de correspondance principale des TGV (et TER Mobigo) vers Paris.

Or, si les TER Saint-Claude sont uniquement orientés sur Besançon, vous verrez poindre une critique qu’ on envoie les gens prendre le TGV « à Besançon » . C’ est déjà le cas d’ une association de Mouchard, qui trouve qu’ il y a trop de trains orientés Besançon (ah bon ?), et pas assez sur Dole et Dijon (pas faux sur ce coup) . Il faut donc qu’ il y ait quasiment systématiquement correspondance avec un TER venant de Pontarlier pour Dole…………ce qui implique « d’ ici peu » un 4ème (voir un 5ème ?) A/R Pontarlier – Dole (Dijon).

Pour les autocars Besançon – Pontarlier, je ne crois pas qu’ ils passent par Gilley, mais plutôt par Ornans et Nods, les deux lignes Besançon – Pontarlier par autocars que hé connais.

« ……….par autocars que je connais »

L’accès aux liaisons nationales, soit, mais cela concerne quelle proportion de voyageurs ? Qu’il faille comparer les flux de déplacements vers Besançon et vers Dijon est une chose, mais dans le cas présent, on aura du mal à satisfaire tout le monde. S’il faut faire des Dijon / Besançon – Mouchard – Andelot – Pontarlier / Saint-Claude, ça va commencer à être compliqué pour aligner les rendez-vous.

Le bassin Mouchard – Salins – Arbois représente environ 50 000 âmes.

L’ association s’appelle « Mouchard TGV-TER » . Elle n’ est pas membre de la FNAUT, elle n’ a pas voulu la rejoindre. Officiellement, elle est apolitique, mais des politiciens Jurassiens sont derrière sa création. Le Sénateur d’Ornans, JF Longeot les a rejoint.

Comme vous l’avez vu, la FNAUT est loin de tout partager avec eux. Réduire le trafic sur Besançon, pour le réorienter (un peu) sur Dole et Dijon ? Hors de question ! Avoir plus de trafic, « sans toucher à Besançon » ? Oui, mais la FNAUT est bien consciente qu’on ne peut arrêter un 2ème Lyria à Mouchard, et qu’on ne peut – au mieux – y créer une 4ème correspondance à Andelot ou Mouchard avec un TER venant des Hirondelles, et un autre de Pontarlier.

Les communautés Le Cœur du Jura, Val d’Amour, et Loue-Lison représenterait même 70 000 personnes. Cf. La Voix du Jura . Précision.

La desserte Lyria dans ce secteur est un sujet délicat. On peut avoir une première vision consistant à considérer qu’on a les arrêts à Dole (qui pourrait être le point de correspondance pour les trains venant de Saint-Claude et Pontarlier) et Frasne (où on récupère Neuchâtel). Mouchard a l’avantage de donner une correspondance pour Lons-le-Saunier sur les trains existants Besançon – Lons – Bourg. Mais cela impose un arrêt Lyria à Mouchard. Dole – Mouchard – Frasne, ça fait quand même beaucoup. Il va donc falloir repartir des besoins élémentaires… et accepter les choix. C’est souvent le plus dur.

Rien à redire. Venez simplement leur expliquer ça, à leur prochaine AG, notamment aux politiques Sermier et Longeot. Bon après-midi.

Si vous pouviez accessoirement éviter de nommer personnellement certaines personnes, c’est un peu les livrer à la vindicte.

Ceci dit, ils sont régulièrement dans les journaux . Ils sont donc connus . Quant à la « vindicte populaire », quelle vindicte ? Monsieur Sermier a participé à la création de l’ association, ses interventions sont normales . Quant à Monsieur Longeot, ils nous apprend donc que le secteur d’ Ornans et Quingey est plus intéressé par Mouchard et Dole que Besançon . Instructif pour les statistiques, alors où est le mal ? Quel vindicte risque t’ ils ?

Par exemple, sauf erreur de ma part, certains jours (pas les W-E si bonne mémoire) circule un Saint-Claude (15 h 51) – Champagnole (17 h 20) . Pourquoi ne pas le prolonger (un essai sur 3 ans) sur Dole . De là, Mobigo vers Dijon possible.

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