Réflexions sur l’étoile de Paray-le-Monial

Ce carrefour ferroviaire est constitué de 3 branches, toutes considérées de desserte fine du territoire, établies à la lisière de la Bourgogne, du Bourbonnais et du Charolais. Elles traversent un territoire à dominante rurale, dont l’activité industrielle – en partie ferroviaire – est organisée principalement autour du triangle Le Creusot – Montchanin – Montceau-les-Mines.

Paray-le-Monial est approximativement au centre d’un triangle formé de 3 grandes agglomérations – Dijon, Lyon et Clermont-Ferrand – dont l’influence est évidemment assez inégale par leurs tailles respectives. Cependant, le sud-ouest de la Saône-et-Loire, sans être très éloigné, n’est pas vraiment « proche » de ces bassins de vie, impliquant des trajets d’au moins une heure par la route et plus encore par le train.

La desserte ferroviaire de l’étoile de Paray-le-Monial est très inégale. La branche nord est la mieux lotie avec 11 allers-retours vers Montchanin. Vers Moulins et vers Lyon, le service ne compte que 5 allers-retours par train, complétés par des autocars : 3 allers-retours vers Moulins et 10 allers-retours en vallée d’Azergues, entre Lozanne et Lamure, dont 2 sont prolongés à Paray.

Fait notable, et qui motive en partie ce dossier de Quai numéro 2, Paray-le-Monial est à la convergence de liaisons transversales de l’ombre, puisqu’elle est desservie par l’aller-retour Lyon – Tours créé en décembre 2005 à l’initiative des Régions du parcours, ainsi que 2 Lyon – Nevers dont l’un avait été prolongé, également en décembre 2005, jusqu’à Orléans. Enfin, jusqu’en décembre 2025, subsistait un aller-retour direct Clermont-Ferrand – Dijon, qui a été limité au parcours Clermont-Ferrand – Montchanin. Ces dernières années, il était accouplé entre Montchanin et Dijon à une liaison Nevers – Dijon, imposant un long stationnement à Montchanin (jusqu’à 25 minutes) pénalisant évidemment la durée du trajet.

Perrigny-sur-Loire – 26 juillet 2013 – Sur la section à double voie entre Paray-le-Monial et Gilly-sur-Loire, passage de la relation Lyon – Tours d’après-midi assurée en AGC. (Cliché Quai numéro 2)

Ce dossier propose une réflexion croisée sur l’évolution de la desserte de l’étoile de Paray-le-Monial, dont l’autre caractéristique est de poser de multiples problèmes d’infrastructure, tant par l’obsolescence de plusieurs sections que des contraintes d’exploitation inhérentes à un dernier point commun : un block manuel contraignant et, pour les branches de Montchanin et de Moulins, d’un âge très avancé…

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8 Commentaires sur “Réflexions sur l’étoile de Paray-le-Monial

Vous parlez de commande centralisé du réseau Auvergne-Nivernais à Clermont, c’est un projet en cours de réalisation ?

C’est ce qui semble se profiler tout du moins…

Si ça peut permettre à l’Auvergne de ne pas devenir un désert ferroviaire

Les lignes rurales et de desserte fine sont probablement celles qui on le plus à gagner d’une commande centralisée efficace

Merci pour cette étude. Une étoile ferroviaire aussi intéressante que celle de Veynes . En tant que Franc-Comtois, et donc habitant de la super-région, j’ ai eu l’ occasion de faire une partie de la VFCEA en 2022 – (Dijon) Chagny- Étang (et bus pour Autun (moyenne A/R 26 voyageurs)) . J’ ai pu apprécier partiellement le secteur de Montchanin, et son raccordement de service vers la LGV . Et, évidemment, le départ de la ligne vers Paray (et au-delà) . Ce serait une grave faute de la tronçonner !

J’ ai le souvenir, en temps que Bisontin, de la relation journalière Besançon – Dijon – Clermont-Ferrand, assurée en RTG puis ETG . Un vieux souvenir, « le bon temps » comme on dit.

plutot que d’envoyer du materiel aura ou bourgogne assurer une desserte fine ar de nevers a tours, ne serait il pas plus judicieux de réaliser une bonne correspondance en gare de moulins avec les tet lyon nantes et utiliser ce materiel pour les dessertes locales a partir de paray ?

Il faudrait pour cela renforcer la desserte TET Nantes – Lyon, mais avec seulement 15 rames communes avec Nantes – Bordeaux, difficile de faire des miracles. Pour mémoire, cette desserte avait été créée en 2005 à l’époque où les Nantes / Tours – Lyon étaient menacés de suppression.

Encore un bon dossier avec des propositions assez réalistes (dans un monde où le ferroviaire existerait en-dehors du TGV et du RER).

J’aurais rajouté juste quelques suggestions pour une (encore) meilleure intégration dans « les territoires », en particulier concernant la branche Lyon. Dans l’ordre de ce qui me semble le plus évident/important :
-réouverture d’une halte à Poule-les-echarmeaux
– prolongation des Lyon-Paray jusqu’à Digoin (seulement 9km pour rapprocher 8000hab , et amélioration de l’accessibilité de Gueugnon)
– réouverture d’une halte à Changy + navette routière pour desservir Charolles
– réouverture de la halte de Chambost-Allières dans le cas d’un éventuel service partiel périurbain jusqu’à Lamure

Pour les autres branches , il ne semble pas y avoir de besoin de (ré)ouverture.
Côté Moulins, tout au plus , il pourrait être pertinent de réfléchir à un arrêt à Thiel-sur-Acolin.
Côté Montchanin, peut-être dans le secteur Montceau-Nord (desserte d’une zone dense d’habitations, lycée et collège mais à 1km de la gare principale, c’est une distance un peu trop courte pour justifier un arrêt supplémentaire, mais un peu trop longue pour être envisagée à pied de manière régulière). Enfin, même si vous l’avez bien abordée, la question du prolongement des Paray-Montchanin jusqu’à la gare TGV ne devrait même pas se poser. L’aménagement de la voie de service et d’un quai semble tellement évident…

La gare de Poule avait fermé faute de trafic : certes, peu de trains, mais un point d’arrêt forcément éloigné du fait du tunnel.
Prolongement des Lyon – Paray à Digoin : à voir en fonction de l’impact sur le temps de parcours et l’organisation de la production.
Halte de Changy : peu d’intérêt, il semble plus logique de rabattre sur Paray pour combiner les liaisons vers Lyon et le petit trafic local.
Chambost-Allières : à voir effectivement si le service d’autocars de la vallée d’Azergues était converti en desserte ferroviaire. Ceci dit, il faudra quand même prendre garde : plus on ajoute de trains, plus il faudra croiser, donc il faudra veiller à préserver aussi les temps de parcours.
Thiel-sur-Acolin : la gare a fermée il y a une dizaine d’années environ. A voir si sa réouverture aurait du sens… avec des trains.

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