Léman Express plus loin en France ?

La desserte du RER genevois s’arrête aujourd’hui à Bellegarde pour la partie occidentale du bassin de vie, avec une desserte cadencée à l’heure, renforcée à la demi-heure en Suisse à partir de La Plaine.

L’association franco-suisse LEX2050 porte un projet ambitieux de développement du réseau de transports en commun autour de Genève et s’est penchée sur une extension de Léman Express au-delà de Bellegarde, soit dans la vallée du Rhône jusqu’à Culoz, soit par la ligne du Haut-Bugey pour la desserte du bassin de vie de Nantua et d’Oyonnax, jusqu’à Nurieux.

C’est une ligne assez particulière, outre la sévérité de son profil : le service voyageurs omnibus y a disparu en 1990 entre La Cluse et Bellegarde et n’a pas été rétabli lors de la réouverture au titre de la réduction du temps de parcours des TGV entre Paris et Genève. Nantua voit passer les Lyria sans arrêt, mais point de train régional. Une situation étonnante, qui ne simplifie pas l’usage du train dans cette partie sud du massif jurassien, qui ne compte que sur un aller-retour Lyria desserviant Nurieux et 3 maigres allers-retours Bourg-en-Bresse – Oyonnax. La desserte relève donc essentiellement des autocars. Quai numéro 2 avait abordé cette situation dans son dossier consacré à la ligne des Hirondelles.

La Cluse – 4 juin 1979 – Impossible de reconnaître les lieux aujourd’hui, où passent les Lyria Paris – Genève, la gare ayant complètement disparu. 2 X3800, dont les 300 chevaux n’étaient pas vraiment à l’aise sur ces lignes aux rampes sévères. Les X2800 (à gauche) avec 825 chevaux, étaient bien plus à l’aise. (Cliché M. Eschede)

Quai numéro 2 s’est donc intéressé à cette étude sur l’extension de Léman Express au-delà de Bellegarde, commune qui s’appelle désormais Valserhône mais que, par commodité de repérage, nous avons continué de désigner par son appellation traditionnelle.

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5 Commentaires sur “Léman Express plus loin en France ?

Pour la branche de Nurieux, tant qu’à faire, autant essayer de pousser la desserte jusqu’à Bourg-en-Bresse (même si ça veut dire matériel tricourant, donc Regiolis)

On sort un peu du périmètre RER quand même : Bourg-en-Bresse, « banlieue » de Genève, c’est peut-être un poil poussé, non ?

Ce n’est guère plus loin que Saint-Gervais (mais ce terminus se justifie plus par la géographie du réseau – c’est une ligne en impasse donc la desserte continue jusqu’au bout, alors que Bourg-Nurieux dispose déjà d’une desserte qui continue vers Oyonnax).

C’est juste, mais quelle est la consistance du flux entre Bourg-en-Bresse et Genève ? En outre, les 8 Lyria s’y arrêtent. Certes, ce n’est pas le même tarif…
Autant le lien entre la vallée de l’Arve et Genève s’explique et a une réalité concrète, autant un trafic pendulaire entre Bourg-en-Bresse et Genève apparaît nettement moins évident.

Concernant la fusion de L5 et L6, c’est conditionné par la création de quais en gare de La Plaine puisque cette gare comporte 3 voies, mais seulement une voie à quai, utilisée aujourd’hui pour les trminus. La modification du plan de voies ne sera donc pas aussi aisée. Peut-être la Suisse a t’elle déjà ce projet dans les cartons ?

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