Lyon : revirement dans la presqu’île

Il y a un an, la mise en application d’un nouveau plan de circulation au cœur de Lyon avait déjà suscité de nombreux débats, notamment avec la fermeture à la circulation générale de la rue Grenette entre le pont Maréchal Juin (sur la Saône) et la place des Cordeliers. Celle-ci était désormais réservée aux transports en commun et aux cyclistes, tandis que les premiers étaient contraints à délaisser l’itinéraire par la rue de la République, la rue Joseph Serlin et la place des Terreaux dans le cadre de la piétonisation de la section Cordeliers – Opéra de la première. Rappelons que, depuis 1978, c’était un espace piétons – bus.

L’alternance politique à la tête de la Métropole ne cache pas ses intentions de satisfaire les automobilistes. Après l’annonce du gel du projet de tramway en partie souterrain TEOL entre Montrochet et Etoile d’Alaï, en s’arque-boutant par principe sur une solution en métro, voici donc l’annonce du prochain retour de la circulation automobile sur la rue Grenette.

Or celle-ci a été mise à double sens pour les transports en commun. Compte tenu du site, il ne peut s’agir que d’une circulation de la Saône vers le Rhône. Dans ce cas, les lignes TB11, C13, C14, C18 et 27 perdront le bénéfice d’une voie réservée. Mettons de côté la priorité aux carrefours qui demeure encore assez largement virtuelle.

Après avoir largement perdu en commodité d’accès à l’Hôtel de Ville, à l’Opéra, à la place des Terreaux et à la ligne C du métro (terminus à Hôtel de Ville), les bus seront donc une fois de plus les victimes expiatoires d’une mesure incohérente et complètement anachronique.

Lyon – Rue Grenette – 22 décembre 2025 – Ambiance matinale humide, facilitant la photo compte tenu de l’étroitesse des trottoirs et de leur fréquentation en journée. Les transports en commun seront les grands perdants du retour de la circulation générale sur cette rue, puisqu’il n’est pas prévu de rétablir leur ancien itinéraire… Consternant ! (Cliché Quai numéro 2)

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25 Commentaires sur “Lyon : revirement dans la presqu’île

La droite à gagné la métropole mais pas la ville
du coup elle veut punir les Lyonnais en prenant des décisions idiotes et contre productives pour tout le monde

La droite est prise au piège de son absence de projet, elle n’a rien à proposer à part le retour arrière.

Des coûts frustratoires, une certaine sclérose de la dynamique de projets globalement continue depuis 30 ans en lâchant la proie pour l’ombre avec un projet dont on n’a pas fini de découvrir les zones grises.

Autre grande info lyonnaise, la métropole annonce relancer le projet de métro E dans l’est lyonnais, abandonnant ainsi l’ancien projet de tram express.

C’est certain ça ?
Parce que entre temps ils ont eu les résultats de leur audit externe à 70 000 euros qui leur a dit ce qu’on savait déjà :
Y’a pas les sous

L’ abandon du projet de tram express . Celui vers Crémieu ?

Non : comme mentionné dans l’article, c’est la liaison Montrochet – Etoile d’Alaï.

Effectivement, lecture pas assez détaillé de ma part . Mais donc, remise en cause d’ un projet TC tout près à être utilisé, et adopté par la population Lyonnaise, c’ est là preuve du blocage politique……….tout ce que déteste le peuple.

Non celui là c’est la région

Oui c’est aussi mentionné dans l’article.

Petite inexactitude : l’ancienne rue de la rue de la République n’était pas réservée bus-piétons comme signifié, la circulation automobile y était ouverte (même si faible).

Non, la section Cordeliers – Opéra n’était que pour les transports en commun, et les livraisons, mais avec un plan de circulation particulier.

je reste toujours stupéfait de la nature des réactions à ce sujet
ça fait a peine 1 an que la rue est dans la configuration actuelle
on a l’impression qu’ils veulent arracher les rails du tram à lire les articles

la décision de base reste assez contestable concernant son effet sur le trafic et l’allongement de parcours des bus. On abandonne un truc très moyen et on essaye de vendre cela comme un retour en arrière effroyable

ça ne sera pas top pour les bus, mais étant utilisateur du C13 pour remonter de la gare part dieu à croix rousse, je peux vous assurer que l’ancien exécutif n’en a jamais eu rien a foutre de l’efficacité du parcours. il faut 30 min: 10 pour arriver à cordeliers, 10 min pour mairie du 1 er, enfin 10 pour arriver à croix rousse

le parcours est truffé de feux rouges qui s’allument spécialement quand le bus arrive, à intervalles très proches (notamment garibaldi)

donc les grands cris pour ça, clairement c’est ridicule

Soyons clairs : le revirement de la semaine est contestable puisqu’il sera lourd de conséquences pour les transports en commun. Mais nous avions été au moins aussi critiques quant à la modification du plan de circulation des bus amenant à déserter Hôtel de Ville et la place des Terreaux !
Donc on avait quelque chose de globalement correct. On est passé à un schéma médiocre… qui va devenir encore plus mauvais.

On peut critiquer (ou pas) la décision de reporter le trafic bus rue de Grenette.

Mais pour autant, qui y gagne de remettre un important trafic de transit dans cette rue ?
À part pour être démagogue ?

Les bus y perdent, les vélos y perdent, les piétons y perdent…
et les commerçants, vont-ils réellement y gagner ?

Qu’en est-il de la loi LOM ?
Le retour d’une voie de circulation générale nuirait grandement à la circulation cyclable. Est-il réellement possible de remettre des voitures rue grenette (qui est fort étroite) tout en respectant cette loi ?

Déjà la cohabitation vélos – bus sur la rue Grenette, bien plus étroite que la rue de la République, c’était déjà limite…

Je crois que l’idée privilégiée des nouveaux élus métropolitains est de faire passer les bus sur République sud, Bât d’argent, et Edouard Herriot nord (vu que J. serlin a été aménagée quasi piétonne)

Donc avant on avait un itinéraire comprenant 4 virages à angle droit entre le pont Lafayette et la place Tobie Robatel. On en a 3,5 aujourd’hui (débouché du pont La Feuillée). En passant par un bout de la rue Edouard Herriot, on en aurait 6. On applaudit. Il va donc falloir reprendre la rue Joseph Serlin.

Je pense que J. Serlin ne sera pas reprise.

Mais du pont Lafayette à Tobie Robatel, il y avait 5 (et non pas 4) virages à angle droit, maintenant 3,5 virages, et il y en aura 7 si la circulation est établie comme projeté par les nouveaux dirigeants métropolitains.

Tout dépend si on considère le dernier qui existait de toute façon (rue d’Algérie).

En fait, la rue de la ré était réservée aux trolleys, pas au bus, en 1978. Et seule la ligne 9 était en bus entre la place de la Comédie et les quais de Saône !
Pour revenir au sujet, je maintiens que le passage des bus et trolleys par la rue Grenette est une ânerie : le détour notamment pour C13, la rupture des correspondances avec le métro (notamment la C, mais aussi pour la A pour certains trajets). Y ajouter la circulation… structurellement, géographiquement, soit on bloque toute la traversée de la Presqu’île aux bagnoles (mais aussi aux livraisons, livreurs, artisans…), soit il faut trouver un axe de traversée, et il y en a peu !…

C’était pourtant d’une banale évidence !

Il me semble que la seule manière de construire un réseau de transports en communs performant à Lyon est de permettre une traversée performante de la presqu’île aux (trolley)bus. Oui cela implique de réaffecter de la voirie automobile mais si on ne le fait pas on voit mal comment le réseau peut progresser.

Grenette permettait cette restructuration, sans grenette on va revenir à la vieille impasse où il faudrait développer le réseau pour réduire le besoin en véhicules particuliers, développer le réseau demande de la voirie, mais on refuse toute réaffectation avant que le besoin soit réduit.

Évidemment Grenette seul n’est pas très efficace à l’ouest, si on garde la voirie ouest telle qu’elle, sans faire le travail qui a été réalisé à l’EST sur C3, Garibaldi, etc

Bloquer la traversée des véhicules particuliers tout en permettant les livraisons est largement possible (cf. Zone à Trafic Limité).
La question du contrôle est moins évidente, vu que l’on n’a pas les possibilités de contrôle automatique à l’italienne.

Néanmoins, il reste toujours le passage par Perrache au sud et Croix-Rousse au nord.

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