Le constructeur espagnol marque des points sur les réseaux de tramways du sud-est de la France. Après Saint-Etienne, Montpellier et Marseille, Grenoble a attribué à CAF le contrat portant sur 38 rames en tranche ferme – et 9 en option – destiné au remplacement des 53 TFS livrés de 1986 à 1997, incluant les premiers tramways à plancher bas français.

La génération des TFS disparaîtra donc avec la livraison de cette nouvelle série d’Urbos. Rouen avait déjà réformé ses rames dès 2014, car devenues d’une capacité trop faible par rapport à la fréquentation : elles ont été vendues au réseau turc de Gaziantep. Nantes a déjà retiré un quart de son matériel pionnier, avec la livraison de Citadis. En Ile-de-France, la réforme des TFS de T1 approche à grands pas, également remplacés par des Citadis apportant enfin une capacité accrue et un meilleur confort… même si le roulement des TFS reste meilleur que celui des Citadis.
Le succès de CAF à Grenoble rejoint donc celui de Tours. L’usine de Bagnères-de-Bigorre remplit son carnet de commande. De son côté, en restant dans le seul domaine des tramways, Alstom livre actuellement des rames à Lyon et à Strasbourg, débute la production pour le trio Besançon – Toulouse – Brest, a engrangé le marché de Lille et continue les livraisons pour les lignes T1 et T8 en Ile-de-France.
Produit phare et incarnation de l’accélération du renouveau du tramway en France, la concurrence entre Alstom et CAF est plus vive. Si le marché est devenu moins dynamique que dans les années 2000-2015, CAF a aligné depuis 2022 une série de commandes totalisant donc 149 à 158 rames. Actuellement, 47 rames Urbos circulent en France : 12 à Nantes, 16 à Saint-Etienne et 19 à Besançon.
En attendant leur arrivée prévue à partir de 2028, le réseau grenoblois devra procéder à l’adaptation de ses dépôts, sans oublier la longueur des remisages puisque des Urbos de 43 mètres remplaceront des TFS de 29 mètres.
3 Commentaires sur “Grenoble : nouveau succès pour CAF”
Joris
L’appel d’offres demandait d’éliminer le porte-à-faux et sa stupide porte isolée qu’on trouve sur les Citadis x02/x05 et Urbos 100. On suppose qu’Alstom a donc proposé le même modèle qu’à Strasbourg et Nantes.
On n’a pas encore d’information sur le modèle retenu chez CAF, mais au vu de cette information on pourrait trouver une architecture au moins partiellement du type Urbos AXL comme les rames circulant à Stockholm.
Station4
La porte simple isolée avait déjà disparu sur certaines versions (T9 et T10 à Paris ainsi que les rames de Caen par exemple).
Une configuration sans porte-à-faux suppose donc en effet une architecture différente. L’Urbos AXL a quand même un porte-à-faux, le bogie étant derrière la cabine. En outre, cette formule est constituée de voitures à caisses plus longues et avec 2 bogies pour les modules intermédiaires, ce qui n’autorise qu’une porte par face. Effectivement, ce marché sera intéressant à suivre car le modèle final pourrait être assez différent de ce qu’on connaît pour l’instant.
Joris
Doubler cette porte n’est pas vraiment une solution, ça fait toujours une zone isolée (un peu plus grande) qui en cas d’affluence se retrouve vite saturée et bloque les personnes arrivant pour monter. quand on arrive sur une grande salle avec 2 portes par côté c’est beaucoup plus fluide.