Retour en Italie avec un nouveau chapitre dans nos observations, cette fois consacré au renouvellement du matériel ferroviaire régional. Longtemps, l’Italie n’a pas vraiment eu bonne presse, avec des voitures d’un confort limité et de présentation souvent peu flatteuse. Difficile d’échapper aux nombreux tags et autres graffitis, mais on perçoit un effort de nettoyage sur le matériel moderne : c’est une forme de course entre les gendarmes et les voleurs…
Dans ce reportage assez sélectif compte tenu des lieux d’observation, essentiellement dans le nord du pays, les Coradia Stream d’Alstom et les Caravaggio d’Hitachi Rail sont très présents. C’est assurément le couple socle de cette nouvelle génération, prenant progressivement l’ascendant sur les modèles antérieurs. Produits en Italie (à Savigliano pour les premiers, à Pistoia pour les seconds), ces automotrices sont d’architecture classique. Pour les plateformes à un niveau, Alstom a suivi la tendance à l’allongement des caisses, pour économiser un bogie. Pour sa rame à 2 niveaux, Hitachi Rail a conservé le principe de la caisse longue reposant sur 2 bogies.
Trenitalia a décidé depuis le début des années 2000 de baptiser les séries de matériel régional d’un terme musical : Minuetto, Jazz, Pop, Rock, Blues… tout y passe !


Ces choix accentuent un autre constat : l’accessibilité est encore souvent théorique : le quai à 550 mm n’est pas encore la règle, même dans des gares nationales ou à fort trafic de banlieue. Si le matériel roulant dispose de plateformes d’accès surbaissées, son gabarit est souvent assez étriqué, compensé par des comble-lacunes de grande dimension.
Ce tour d’horizon s’intéresse aussi aux différentes dimensions du confort et de la commodité de ces trains, en prenant pour point de départ des séries qui sont déjà arrivées à mi-vie, donnant l’occasion d’esquisser des comparaisons, entre modèles italiens, mais aussi en cherchant quelques repères par rapport aux trains français.
Vous pouvez aussi retrouver les reportages de Quai numéro 2 déjà publiés sur différentes lignes italiennes.
4 Commentaires sur “Italie : la nouvelle partition du train régional”
AugLou
Pour ce que je connais du réseau italien, à savoir le Nord, c’est clairement un modèle en terme de trains régionaux je trouve
Ils sont fréquent fiable et abordables
Station4
Oui : si déjà nos « petites » lignes en France étaient au niveau de leurs homologues italiennes, soit au moins 8 AR par jour, on pourrait considérer que le péril est vaincu !
Arnaud D
Bonjour,
Merci d’abord pour ce dossier, Quelques précisions néanmoins :
– En ce qui concerne la partie sur les rames « TAF » la photo prise à Saronno montre en fait…une rame TSR. Ces automotrices, sont effectivement descendantes des TAF mais construites spécifiquement pour le réseau suburbain de Milan. Elles s’en distinguent par une composition allant de 3 à 6 caisses (104 rames).
– Pour les Vivalto, les 90 rames correspondent à la première série. Une seconde a porté sur 126 rames.
– Ce n’est bien entendu qu’une impression personnelle, mais les sièges des rames rock que vous jugez raides me sont apparus (surtout à mon dos et à mon séant) totalement supérieurs à ceux des Regio 2N qui ont grosso modo le même âge, que cela soit en termes de dureté ou d’ergonomie.
– En revanche, je partage totalement votre constat sur le manque de confort d’un certain nombre de places, borgnes ou étriquées, que l’on retrouve dans les dernières séries de train, comme celles qui illustrent votre partie sur les rames bimodes et que l’on rencontre aussi sur les jazz que les pop.
Arnaud D
Station4
Merci pour ces précisions qui vont être intégrées en correction au dossier.